La Gazette

des Comores

17 personnes formées en sonorisation

17 personnes formées en sonorisation © : HZK-LGDC

Dans les préludes de la 5ᵉ édition du Festival International Bangwe de l’Oralité (FIBO 5) qui va se dérouler en juin prochain, l’association Kam’Art Culture avance son programme en mettant à disposition des amateurs de la scène une formation en sonorisation d’événements live à l’Alliance française de Moroni. A partir du samedi 04 avril, 17 bénéficiaires seront bien opérationnels dans le marché de l’événementiel.


Une semaine, du lundi 30 mars au samedi 04 avril dernier, les organisateurs ont investi dans la transmission de savoir-faire techniques indispensables pour la scène culturelle. Kam’Art Culture, fidèle à sa mission de valoriser les métiers artistiques et techniques, inscrit cette formation dans la dynamique du festival FIBO, ce grand rendez-vous de la scène culturelle continentale où les savoirs ancestraux rencontrent les technologies modernes. Pour l’association, il s’agit de renforcer les compétences locales et de préparer une nouvelle génération de professionnels capables de répondre aux exigences croissantes des événements culturels ici aux Comores. Sous l’accompagnement de formateurs expérimentés de l’alliance française de Moroni, les participants ont plongé dans les réalités du métier de technicien son. Après les bases théoriques, ils ont appris le câblage, branchements et mixage des instruments. « Ces exercices pratiques permettent aux stagiaires de comprendre comment garantir une qualité sonore optimale en conditions réelles, un savoir crucial pour accompagner les manifestations publiques surtout en salle mais aussi en plein air », déclare Said Mnemoi Bacar, un des formateurs.

Du côté des jeunes techniciens, majoritairement passionnés de musique, chaque échange se transforme en une véritable leçon de rigueur et de créativité. « Nous repartons avec de nombreuses compétences pratiques, mais aussi avec la fierté de collaborer avec des professionnels de la scène comorienne », confie Ismael M’madi, un participant originaire de Bouni Hamahamet. Il ajoute que cette formation représente pour lui une chance unique : « Dans mon village, et même dans toute ma région, il n’existe aucun ingénieur du son. Nous sommes donc obligés de faire appel à un technicien extérieur pour chaque manifestation. » Pour Ismael, cette initiative est un avantage considérable qui lui permettra de poursuivre son engagement culturel avec plus d’autonomie.

Pour l’artiste musicien Hamza Oussein Hanoir, connu sous le nom de scène PAPALOTE, cette formation représente un véritable atout : « En tant que musicien, elle m’est très bénéfique car désormais je peux moi-même assurer la partie technique lors de mes prestations. » Il encourage d’ailleurs les autres artistes et jeunes passionnés à saisir les opportunités similaires et à s’inscrire aux prochaines sessions, afin de renforcer leurs compétences et gagner en autonomie sur scène. Cette formation illustre la volonté des organisateurs de bâtir une base durable pour les métiers techniques de la culture. « L’objectif est d’avoir un niveau concurrentiel en comblant les petites lacunes de nos candidats dans cette formation », ajoute Rahim El Had, président de Kam’Art Culture. Les 17 bénéficiaires seront les hommes de coulisses qui vont garantir la réussite de nos événements culturels.

Aticki Ahmed Ismael

 


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