C’est en présidence du chef de l’Etat et du Ministre de la culture qu’a eu lieu, jeudi dernier à Moroni, la cérémonie de clôture du deuxième « Salon national de l’artisanat » qui a été placé sous le thème l’« art et le mariage ». Les participants ont bien apprécié le défilé de mode spécial mariage traditionnel.
Des femmes et hommes ont défilé en tenues traditionnelles aux couleurs variées, représentant les différentes festivités du grand-mariage comorien selon les spécificités de chaque île, pour marquer la cérémonie de clôture du salon. Plusieurs discours ont été prononcés à cette occasion. Placé sous le thème : « art et mariage », la directrice de l’artisanat, Rahamatou Goulam, pense que c’est un sujet qui toute son importance. Puisque, selon elle le grand mariage aux Comores est une des sources de développement du pays à travers l’artisanat.
Rahamatou Goulam a saisi l’occasion pour plaider en faveur de l’utilisation dans notre pays du « made in Comores » dans les festivités, et même dans les bureaux administratifs. D’après elle, l’objectif du salon de l’artisanat est de promouvoir la richesse culturelle à travers les métiers de l’artisanat d’art, de l’artisanat de service ainsi que les métiers de la bouche. L’évènement « s’inscrit donc, dans la vision du chef de l’Etat qui prône l’émergence d’ici 2030 », indique-t-elle, avant d’ajouter que l’artisanat comorien est reconnu comme secteur fournisseur touristique.
La directrice a profité de la présence du chef de l’Etat pour formuler son souhait ardent de voir les bâtiments administratifs équipés en mobiliers de fabrication locale. « Votre présence parmi nous pour la 2eme fois témoigne de l’intérêt que vous accordez au développement économique du pays à travers l’artisanat », dit-elle avant d’annoncer l’organisation d’un concours « meilleur projet innovant » à l’intention des femmes et des jeunes, avec l’appui du ministère de l’Artisanat. Le ministre de l’Artisanat s’est engagé à pérenniser les projets sélectionnés lors du concours. Salim Mahamoud, appelle tout un chacun à rester mobilisé car « le chemin reste long pour former cette identité comorienne à travers nos valeurs telles que l’art et le mariage ».
Le président de la République quant à lui, s’est engagé, « à titre personnel », à primer deux des projets qui seront choisis au concours. Interpellé par Aboubacar Saïd Salim écrivain et maître de cérémonie, Azali Assoumani en langue nationale a émis son souhait de voir renaitre le Festival national des arts et de la culture (Fesnaco). Ce deuxième Salon qui s’achève « me donne tout simplement le sentiment du travail bien accompli », lance le chef de l’Etat. L’assistance a repris à capella l’hymne nationale, chantée par certains de ses compositeurs, en tête desquels Hamid Ben Cheikh.
Ibnou M. Abdou
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