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Aïd El-Fitr : Le goudougou au cœur des préparatifs familiaux

Aïd El-Fitr : Le goudougou au cœur des préparatifs familiaux © : HZK-LGDC

À Iconi à deux jours de l’Aïd El-Fitr, la famille d’Imani Rayane s’active entre cuisine et travaux domestiques. Tandis que les femmes préparent le goudougou et d’autres pâtisseries traditionnelles, les hommes remettent la maison en état. Une organisation collective qui illustre les traditions et l’esprit de partage entourant la fin du Ramadan.


À quelques jours de l’Aïd El-Fitr, les fidèles s’activent pour accueillir la fête dans les meilleures conditions. Dans les foyers, les pâtisseries traditionnelles occupent une place centrale : samboss, petits fours faits maison, goudougou, mkatre wa siniya, couscouma, haluwa… autant de douceurs qui annoncent la célébration. Dans la cuisine d’Imani Rayane, les odeurs d’épices envahissent toute la maison. Dès l’entrée, les arômes de noix de muscade, de girofle et de cannelle donnent le ton. Pas de doute : le goudougou, gâteau emblématique, est en pleine préparation. « Le goudougou est la signature de l’Aïd. Sans lui, la table ne serait pas complète », confie-t-elle avec le sourire. « Nous préparons aussi d’autres gâteaux traditionnels, mais celui-ci reste incontournable. Une Aïd sans goudougou n’est pas une Aïd. »

Dans la cour, chacun a son rôle. L’aînée pile la cannelle dans un mortier en argent, la cadette tamise la farine de riz, tandis que leur mère extrait le lait de coco frais. À travers ces gestes, c’est tout un savoir-faire transmis de génération en génération qui se perpétue. Une fois les ingrédients prêts, la cuisine s’anime davantage. Imani Rayane orchestre la préparation avec précision, indiquant les quantités et l’ordre des étapes. La grande louche en bois remue lentement la préparation dans la marmite, entrecoupée de moments de pause où se mêlent rires, souvenirs et anecdotes des fêtes passées. « C’est toujours un moment de joie de cuisiner ensemble. Chaque fin de Ramadan, on retrouve cette même ambiance à la maison », raconte l’aînée.

Pendant ce temps, les hommes s’occupent de rafraîchir la maison. Peinture des murs, nettoyage des espaces, entretien de la cour : chacun met la main à la pâte pour que tout soit prêt. « L’Aïd approche, la maison doit être impeccable », explique le petit frère. « Après la peinture, on enlève aussi les mauvaises herbes dans la cour. » Dans cette effervescence, chaque geste traduit l’attachement aux traditions et le désir d’accueillir la fête dans les meilleures conditions. Cuisine et travaux domestiques avancent de pair, portés par une même énergie collective. Une fois le goudougou prêt, place à la dégustation. Les hommes accourent pour goûter le résultat. « Quel goût ! God God ! », lance le frère d’Imani Rayane, déclenchant les rires. À travers ces préparatifs, c’est toute la chaleur familiale et l’esprit de partage de l’Aïd qui se dévoilent.

El-Aniou Fatima

 


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