Samedi soir, 17 danseurs (amateurs comme professionnels) se sont prêtés au jeu de la Battle of The legend, une compétition de danse urbaine. En jeu : cent mille francs. La finale, palpitante, a vu s’affronter Haitham, chorégraphe et gagnant de la 1ère édition et Petit Djoumoi, son disciple !
1 DJ, 17 candidats, 3 jurés et une foule en délire. Samedi soir, la Place de l’Indépendance était The place to Be. Dans le cadre du Dissa Festival, la 2e édition de Battle of The Legend a vu s’opposer Haitham et Petit Djoumoi en finale. Le concept est simple : une scène ouverte, 16 danseurs, un jury pour les départager. « Très content d’avoir pu participer à cette 2e édition de Battle of Legend. J’ai joué des musiques aléatoirement, sans me préoccuper du style des danseurs et c’était surprenant. On a eu des figures bluffantes de la part des participants », s’est réjoui Dj Quick, aux platines pour l’occasion et qui compte parmi les organisateurs de l’évènement.
House, Breaking, Krumping,… le public était servi en matière de danse. Et cela était aussi intéressant que les styles de musique proposés, qui allaient de l’Amapiano au Old School Hip Hop. « Certains étaient déstabilisés. Il fallait s’adapter, innover et quitter sa zone de confort. Il y en a qui ont agréablement surpris, mais d’autres étaient moins à l’aise et ne parvenaient pas à aller jusqu’à la fin du chrono », a constaté un spectateur aux premières loges. La liste, ouverte à tous, n’a été close qu’à l’annonce des 16 participants.
« Les battles se feront par tirage au sort et chacun des candidats aura 45 secondes pour tout donner », a lancé l’animateur. Dans cette ambiance informelle, les surprises étaient de taille. Comme ces jeunes candidats, âgés chacun d’une douzaine d’années tout au plus. Et comme le hasard fait bien les choses, les deux (l’une en noir, cagoule sur la tête et l’autre en blanc) se sont retrouvés confrontés sur scène. La jeune sera la seule fille à concourir d’ailleurs. « Elle s’est battue pour sa place. Même quand plus tard elle a eu à affronter le gagnant de la session de l’année dernière, qui est un chorégraphe accompli, elle n’a pas lâché l’affaire », s’est extasiée une spectatrice. Les seize candidats ont rivalisé de créativité et de style pour séduire le public mais surtout le jury qui était composé de Stef’N, ancien rappeur du groupe Ngome, Doogie professeur de Danse Afro et Awax, professeur de Danse Hip Hop. Les critères de sélection reposaient essentiellement sur l’improvisation, la technique et la présence scénique.
Pour le clap de fin, le public a eu droit à une finale de rêve et pleine de sens avec Haitham, gagnant de la 1ère session et Petit Djoumoi, son élève. Et c’est ce dernier qui a conquis le public et le jury. Avec sa dégaine et son énergie, celui qui se fait également appeler MHB a joué entre pas de danse très techniques, humour et une forte présence scénique. « Il occupait tout l’espace, jouait avec le public et les objets qui l’entouraient ». « Il s’est démarqué dès le début de la compétition », sont les appréciations qui revenaient après l’annonce de sa victoire par le jury qui a été unanime. « Le plus beau cadeau a été la reconnaissance de mon mentor. Je n’ai pas les mots », s’est confié, ému, Petit Djoumoi à la fin du show. « Bravo à mes deux collègues, Ainaze M’houdine et Tatiana Panzani pour l’organisation [de ce show]. J’ai toujours apprécié leur synergie », a déclaré Dj Quick. Une soirée emplie de respect et de fair-play qui a su mobiliser une foule importante sur cette place qu’on est tenté cette fois de rebaptiser…Place de l’Indépen’Danse !
S.Ch
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC