Ce n’est pas un grand évènement pour le Centre de Création Artistique et Culturelle (CCAC-Mavuna), mais son président a voulu faire une grande sensibilisation pour les toilettes.
Les toilettes ! Oui les toilettes. Vendredi dernier, le Centre de Création Artistique et Culturel (CCAC-Mavuna) a inauguré ses nouvelles toilettes. Si ce n’est pas un grand évènement pour la culture, le président du centre voulait faire une grande sensibilisation sur l’utilisation des toilettes, devenues un grand problème dans le pays. « Si nous arrivons à entretenir nos toilettes, c’est notre santé que nous protégeons aussi », déclare Soumette Ahmed, le président de la CCAC-Mavuna.
Lors de cette inauguration, un spectacle portant le nom « Michana Mirahafou, Ndo Wunono Wahatrou » a été joué par des jeunes du centre. Il montrait les quelques consignes pour avoir des toilettes propres et protéger sa santé. « On a profité de ce spectacle pour sensibiliser les gens et je pense qu’ils étaient attentifs », avance un des jeunes sur la scène.
Le président du CCAC Mavuna a profité de cette occasion pour présenter le bureau administratif du centre avec l’arrivée aussi des deux volontaires en service civique venant de France. « C’est un grand pas et un soulagement pour l’administration du Ccac-Mavuna. Elles vont rester 1 an parmi nous et leur travail va beaucoup nous aider », souligne le président de la CCAC-Mavuna. Il a salué l’accompagnement financier du SCAC de l’Ambassade de France qui lui a permis de se doter des toilettes.
Et au nom du collectif des artistes, le président de la CCAC Mavuna a lancé un appel aux dirigeants politiques, plus précisément, au ministère de l’éducation chargé des arts, et au ministère de la culture, de la jeunesse et des sports pour dire qu’il est grand temps qu’ils s’occupent véritablement de la question de la culture et de la jeunesse dans notre pays. « Un pays sans culture est un pays en perdition. Et il n’y aura pas d’éducation sans culture, et il n’y aura pas du tourisme sans culture », précise-t-il.
Il reste convaincu qu’avec le gouvernement du président Azali Assoumani, la culture sera placée au premier rang des ses actions pour le développement du pays. Il appelle en retour au soutien et l’accompagnement de tout le monde pour accompagner le CCAC-Mavuna notamment en y adhérant. « Nous sommes sans budget de fonctionnement et c’est votre adhésion qui va nous permettre en ce début d'année de pouvoir faire fonctionner la structure, et entretenir les locaux », conclut-il.
Mohamed Youssouf
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