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Cinéma / Hodari, le premier long métrage 100% comorien

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Cinéma / Hodari, le premier long métrage 100% comorien © : HZK-LGDC

Hodari est un long métrage réalisé par Farouk Djamily et coproduit par Lyhaky Works/Seaview Worldom. Construit autour de l’histoire de Hodari, le film décrit le portrait d’une jeunesse comorienne en pleine mutation entre modernité et tradition.


Hodari est le premier long métrage réalisé à 100% par un comorien. Le film explore ce que signifie être adolescent aujourd’hui aux Comores. Un pays tiraillé entre traditions et modernité, mondialisation et pauvreté et où les diktats de la société s’imposent à la jeunesse ... aux choix qui s’offrent à eux, à leurs rêves, à leurs ambitions, à leur place dans le monde. Un projet ambitieux tant matériellement que culturellement. Un défi pour les producteurs. « Le réalisateur aurait pu faire le film en France. Mais il y a des images qui doivent être tournées ici aux Comores. Le fait de le tourner ici aux Comores apporte un autre sens au film. Une autre porte artistique qui s’ouvre », montre Ali Ahmed Mahmoud, co-producteur du film.

Il s’agit d’un drame qui raconte l’histoire d’un jeune comorien qui vient d’obtenir son bac et alors que tout le monde rêve de partir poursuivre ses études à l’étranger, lui veut rester au pays. Le temps de savoir qui il est. Au fil du temps, Hodari veut devenir « Mbandzi Mwendedji », un poète itinérant issu de la tradition comorienne. Une idée que sa famille et ses parents n’apprécient guère. Mais Hodari veut poursuivre son rêve et il doit rester impérativement au pays et non partir à l’étranger. « Nous avons déjà fait le casting. Maintenant on fait les repérages et les tests lumières. Dans les jours qui viennent, on va reprendre le tournage », avance-t-il.

Hodari compte 7 comédiens. Le héros, Hodari, a deux amis d’enfance, Fardi et Layni. Respectivement originaires de Mohéli et d’Anjouan. Lui est de la Grande Comores. Hodari est le rêveur de la bande. Le plus respectueux aussi. On apprécie sa douceur, sa gentillesse, son idéalisme. La fille dont Hodari est amoureux, Sinda, est une mahoraise aussi mystérieuse que belle. Hodari vit avec ses parents et sa petite sœur. Son grand-frère vit à l’étranger, banni pour n’avoir pas voulu se conformer à leur désir. Son père, ancien député, est actuellement maire du village. Sa mère est commerçante.

« L’objet de ce projet est de montrer qu’on peut le faire et faire un pas aussi dans le 7e art ici chez nous », souligne-t-il. Les producteurs du film visent haut à travers ce long métrage. Leur ambition est que le film soit vu par le maximum de personnes et être représenté dans les grands festivals de cinéma.

 

Mohamed Youssouf

 


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