Dix ans et pas une ride. Cela fait une décennie que le Festival de l’Art Contemporain des Comores existe. Cette année, nous fêtons la cinquième édition du genre. Des nombreux artistes venus des quatre coins du monde y prennent part en compagnie de leurs homologues comoriens.
« Moi, j’aime aborder tous les thèmes dans la photographie mais, surtout et avant tout, j'aime photographier la nature vivante » s’est confié à La Gazette des Comores Ali Ahmed Mahamoud, jeune photographe qui nous vient de la capitale. Autodidacte, c’est dans l’ombre des grands maîtres tels Mbaraka SIDI, Ahmed Mze Bacar que celui qui est communément appelé Doudou a grandi et appris les premiers gestes de la photographie. « J’ai toujours baigné dans ce milieu, c’est tout naturel qu’aujourd’hui je sois à mon tour dans ce milieu avec toute la passion qui m’anime », poursuit-il.
Commissaire invité lors de ce festival, il expose ses œuvres dans les endroits où il a grandi en signe de reconnaissance mais surtout une façon de faire la promotion du patrimoine da La Médina. « On aurait pu exposer ailleurs, mais le choix d’exposer au Garani, Bangwe la Madjenini et à l’ancien studio de Mbaraka Sidi n’est pas fortuit », confie-t-il. Et de continuer : « Les visiteurs qui viendront voir notre exposition auront aussi l’occasion de découvrir la ville et l’histoire de la Médina, une façon de lier l’utile à l'agréable ».
Très actif au sein du collectif des photographes (SINAMU) comoriens, Doudou s’est associé avec deux collègues pour exposer leurs œuvres. Neymat Jaffar qui expose au Bangweni Madjenini et Farouk Djamily à l’ancien studio de Mbaraka Sidi. Quant à lui, ces photographies sont éparpillées tout au long des murs du Garani au quartier Mtsangani et une galerie improvisée dans le domicile familial. Intitulé “ De l’ombre à la lumière" l’exposition est une nuance du clair obscur qui emmène le visiteur à rechercher la lumière dans l'obscurité vis et versa.
C’est la troisième fois que l’artiste expose ses œuvres au Festival de l’Art Contemporain des Comores. Déjà, l'année dernière, l’une des ses photos est exposée dans la collection privée du musée national de la soie dans la ville de Hangzhou en Chine. En plus de la photographie, Doudou est un grand passionné de l’art visuel dont il nourrit des grandes ambitions « Là, je suis déjà en plein projet pour un film documentaire », avance Ali Ahmed Mahamoud. Son objectif dans le long terme, c’est de faire en sorte que la nouvelle génération de photographes puisse avoir plus de facilité dans l’apprentissage, ce qui va leur permettre d'être beaucoup plus inventifs.
AS Badraoui
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