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des Comores

Fabrice Mongiat veut faire de l’Alliance un « facilitateur d’échanges »

Fabrice Mongiat veut faire de l’Alliance un « facilitateur d’échanges » © : HZK-LGDC

Arrivé le 1er septembre dernier à la tête de l'Alliance Française de Moroni et comme coordonnateur national des trois antennes du pays, Fabrice Mongiat a tenu mercredi 07 octobre sa première conférence de presse. Devant les journalistes et aux côtés de la présidente de l'Alliance Française de Moroni, Tahamida Mze, il a présenté sa feuille de route et un mois d'octobre particulièrement dense. Il revendique une Alliance trait d'union entre la France et les Comores, au service d'une culture comorienne placée au centre.


Dès sa prise de parole, le nouveau directeur a voulu cadrer son rôle. Il ne s'agit pas pour lui de se substituer au système éducatif ou au ministère de la culture, mais bien d'animer le quotidien de l'institution et de coordonner les antennes de Moroni, Anjouan et Mohéli. « Mon rôle, c'est de conduire le quotidien de l'Alliance et de coordonner nos trois centres pour être un lien amical, culturel et convivial entre la France et les Comores », a-t-il expliqué. Avant d'ajouter, « nous devons être un facilitateur d'échanges, une scène ouverte où la culture comorienne est au centre ». L'Alliance s'appuie aujourd'hui sur trois piliers que sont l'enseignement, la culture et une médiathèque entièrement rénovée, physique comme numérique.

 

Côté langue, l'institution compte près de 200 apprenants, dont une cinquantaine à Mohéli, encadrés par plus d'une vingtaine d'enseignants. Depuis deux ans, une vingtaine de journalistes a déjà bénéficié du programme de français de spécialité. La dynamique va se poursuivre avec le lancement prochain du Français sur Objectif Universitaire et de stages dédiés aux jeunes. L'approche reste la même, apprendre autrement en misant sur l'oral et sur les situations du quotidien, en complémentarité avec l'école. Selon le directeur, un partenariat avec des établissements scolaires privés vient d'ailleurs d'être lancé. Au-delà de ses cours, l'Alliance opère également le projet PREFEC qui forme actuellement plus de 1 800 enseignants de l'Éducation nationale dans le pays. Pour accompagner ce travail, chaque adhérent a accès à 12 000 ouvrages en médiathèque ainsi qu'à la Culture-thèque et ses 200 000 ressources numériques, entre littérature africaine et presse française.

 

La preuve de cette vitalité se retrouve par ailleurs dans le programme “Trait d'Union” d'octobre, remis à la presse lors de l'évènement. Le mois s'annonce dense, entre slam, journée citoyenne, rencontres, cinéma, action solidaire et jeunesse. On y retrouve la finale du National Slam, le rendez-vous J'aime mon Alliance, une conférence-débat Paroles de femmes, plusieurs projections et un temps fort pour Octobre rose, où l'ACCF animera une séance de cardio, sans oublier les animations hebdomadaires pour les 4-12 ans chaque mercredi. Ce mois-ci sera aussi solidaire que pédagogique. Le regard est déjà tourné vers la suite. Du 6 au 8 novembre, on nous apprend que le centre accueillera les Rencontres des Industries Culturelles et Créatives. Quinze experts africains et français sont attendus pour co-construire avec les acteurs comoriens un plan d'action sur deux ans.

 

Suivra, en partenariat avec l'ambassade de France, le projet Fonds d'appui aux médias et à l'information, que le directeur a dévoilé en avant-première. Le dispositif prévoit 30 heures de formation pour les journalistes, cinq grands débats ouverts au public autour de la fiabilité des sources, du fact-checking, des fake news et du journalisme culturel, avec un focus sur la place des femmes dans les médias. Des ateliers en milieu scolaire viendront compléter le programme. « Le rôle des médias est essentiel comme relais », a conclu le directeur aux côtés de la présidente Tahamida Mze.

 

Hamdi Abdillahi Rahilie

 


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