La 5ème édition du Festival d'Art Contemporain des Comores (FACC) a débuté ce lundi 14 novembre à Moroni. C’est l’occasion de célébrer les 10 ans de l’évènement depuis sa création en 2012 et Denis Balthazar, le fondateur du festival montre que l’art contemporain aux Comores, c’est ce qui se fait actuellement par les acteurs culturels, socioculturels et dans les domaines qui nous importent au niveau des arts visuels.
« Nous, si on parlait du bonheur », tel est le thème choisi pour célébrer cette 5e édition. Un thème divisé en deux et porté par deux personnes. « Nous », pour Simon Njami et « Si on parlait du bonheur » par Denis Balthazar, le fondateur du festival. Et à l’occasion du lancement du cette 5e édition du Festival d'Art Contemporain des Comores (FACC), il est revenu sur les débuts du festival. « Ce festival a été créé en 2012 avec une année de préparation soit de 2010 à 2011. Nous avons souhaité associer tous les artistes qui pouvaient s'y trouver. Et c’est ce qu’on a fait depuis », avance-t-il.
Interrogé sur l'art contemporain aux Comores, il explique que l'art contemporain, c'est justement ce qui se fait en ce moment, ce qui se pratique par les acteurs culturels, socioculturels et dans les domaines qui nous importent au niveau des arts visuels. « Beaucoup d'artistes ici peignent, sculptent avec les moyens du bord, par ailleurs avec de fortes authenticités », précise-t-il. Cette édition est marquée par la participation de plusieurs invités internationaux venus des États Unis d’Amérique, de Haïti, du Canada, du Benin, du Burkina-Faso, d’Allemagne, de France, des Seychelles, de Maurice et de La Réunion, Egypte, Syrie, Jordanie... Et pour couronner le tout, plusieurs prix vont être décernés notamment le «Simbo national», le «Simbo d’Or», le Prix spécial du Jury et le «Simbo Jeunesse» dédié aux élèves. « Pour cette deuxième édition, nous avons procédé à plusieurs résidences. Une à Anjouan et une autre à Moroni. Malheureusement nos frères de Mohéli n’ont pas pu faire le déplacement à temps. On a vu émerger des pratiques artistiques venant des jeunes femmes, des jeunes filles qui jusqu’alors étaient restées dans l'ombre et qui ont osé montrer leur travail », dit-il.
Et de continuer : « Il y aura une exposition très particulière pour ces jeunes artistes qu'on appelle des artistes émergents. On leur a donné la possibilité de s'exprimer librement sur les choses. Nous allons montrer un peu à la population et au reste du monde leur capacité à s'emparer de la chose artistique et d'exprimer leur parole. Parce que l'art est tout d'abord une expression personnelle, une expression connectée au monde, une expression qui prend ses sources dans l'actualité du quotidien, la où nous vivons. Donc cette dixième édition me paraît très intéressante à ce titre là ».
Le fondateur se dit frappé par le savoir faire des jeunes artistes comoriens. « La deuxième chose est que l'ensemble de cette manifestation est préparé, monté, suivi par des jeunes comoriennes, qui ont participé à des scénographes, des stages de cinégraphies que nous avons fait et aujourd'hui ils sont à la manœuvre pour permettre à cette dixième édition d'exister. Tous ce que vous verrez dans la ville, ça été fait par des jeunes comoriens », conclut-il.
Kamal Gamal
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