La Gazette

des Comores

Festival d’art contemporain des Comores : Sanou Salomé : « Je trouve le thème très important »

Festival d’art contemporain des Comores : Sanou Salomé : « Je trouve le thème très important » © : HZK-LGDC

A l’occasion de la 5ème édition du festival d’art contemporain des Comores, l’artiste peintre franco-burkinabé Sanou Salomé connue sous le nom de Sasa-aart trouve le thème très important. Une question qu’elle aborde dans son travail.


Le festival d’art contemporain des Comores (FACC) a débuté le lundi 14 et a pris fin samedi 19 novembre dernier. Un évènement qui a mobilisé beaucoup d’artistes internationaux. A cette occasion, l’artiste peintre franco-burkinabé Sanou Salomé connue sous le nom de Sasa-aart trouve que le thème « Nous, si on parlait du bonheur » est très important. « Le thème est très important, c’est justement une question que j’aborde au cœur de mon travail parce que je suis enfant et femme métisse. Et la question de l’identité et du métissage est vraiment au cœur de ma réflexion avec celle du féministe. Bien évidement, la thématique m’a beaucoup impressionné », a déclaré Sasa-aart.

Selon elle, la thématique l’a beaucoup intéressé surtout que l’archipel des Comores est aussi le reflet d’un métissage et d’un brassage culturel. « J’ai pu voir le travail de l’artiste plasticien comorien Seda et je le trouvais très intéressant, surtout les mediums utilisés. Parce qu’il prouve qu’on n’a pas besoin de construire, d’acheter des matériaux, d’être riche pour créer et construire un discours et un visuel qui a beaucoup de sens et cohérence. J’aime beaucoup son travail », souligne-t-elle. Et d’ajouter : « S’il se trouve que je devrais apporter une touche, j’aurai bien aimé apporter une touche féministe par mes toiles. Je peins essentiellement des femmes et je les présente telles qu’elles sont. En fait moi je ne suis pas dans une dynamique audacieuse de confrontation, c’est simplement pour valoriser les femmes qui sont au centre de l’univers et qui sont mère de toutes choses. C’est simplement dans cette dynamique là que j’aurai apporté une touche féminine et féministe ».

Selon elle, les tableaux et sculptures sont assez nuancés. Mais dans l’ensemble quand même en grande majorité c’est très stimulant. « Il y a plusieurs couleurs notamment je crois que c’est un mauricien qui a fait une installation et un discours avec une analyse de son installation très touchante. Il travaille sur l’humanité, sur l’amour entre chaque culture, chaque personne. Son œuvre m’a plus marqué », avoue celle qui a joué le rôle de la mariée dans le Wukumbi organisé au foyer des femmes à l’occasion de la fermeture de cette 5e édition. Cette dernière a salué les efforts fournis pour l’organisation de cet évènement, malgré une certaine insuffisance en termes de communication au niveau de la population.

Nassuf Ben Amad

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.