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des Comores

Festival « je lis, je ris » : 1 200 enfants au rendez-vous

Festival « je lis, je ris » :  1 200 enfants au rendez-vous © : HZK-LGDC

Du vendredi 5 au dimanche 7, le festival « Je lis, je ris – Ngamsomo, Ngamtseho » a rassemblé plus de 1 200 enfants et pré-ados, confirmant la dynamique culturelle portée par le CASM et l’engagement constant de la jeunesse autour de la lecture.


Le centre d’animation socio-culturel de Mtsangani (CASM), avec le soutien de l’ambassade de France et de nombreux partenaires, a organisé la première édition du festival « Je lis, je ris – Ngamsomo, Ngamtseho ». Durant plusieurs semaines, les jeunes du centre ont participé à la préparation de l’événement, fabriquant des hamacs avec un artisan, remettant en valeur une pirogue et réalisant du mobilier et divers objets décoratifs à partir de matériaux traditionnels. Les bénévoles et les associations ont ensuite transformé ces éléments en un véritable espace culturel, chaleureux et ancré dans les traditions. « Nous voulions un cadre authentique, qui mette en avant notre savoir-faire local et la mobilisation de la jeunesse », explique Anzize Koudra, coordinateur du projet.

La participation des lecteurs et lectrices venus de différents quartiers témoigne de l’enthousiasme suscité par cette initiative. Magoudjou, Madjenini, Mtsangani, Badjanani et Iroungoudjani ont tous été représentés, avec une parité scrupuleusement respectée. « Chaque quartier devait être présent. C’était important pour nous de créer un espace commun, accessible et inclusif », souligne le coordinateur. Le festival a touché un public exceptionnellement large, avec plus de 1 200 enfants et pré-adolescents. Pour les accompagner, le CASM a mis à disposition 1 200 ouvrages : une partie achetée dans le cadre du projet, l’autre issue du désherbage du fonds documentaire du centre. « Notre ambition est de replacer le livre au cœur de la vie des jeunes, de leur donner envie de lire, de découvrir, de rêver », affirme Anzize.

La mobilisation bénévole a été déterminante dans la réussite de l’événement. Plus d’une trentaine de bénévoles se sont relayés, entre jeunes du CASM et membres d’associations partenaires. Selon le coordinateur, « le festival n’aurait pas été possible sans l’énergie collective accumulée pendant cinq mois d’ateliers de lecture, organisés chaque mercredi et samedi ». La programmation artistique a donné un souffle particulier à cette édition inaugurale. Slameurs et conteurs se sont succédés pour offrir des moments forts : Bachirou, Parolier du Karthala, Slamir, Ism’Bilal, Mahé, ainsi qu’une jeune artiste invitée à Mtsangani. Le conteur Ahmed Soudjay a pour sa part animé trois séances très suivies. « L’idée était de créer un pont entre la lecture, l’oralité et notre culture comorienne », explique Anzize Koudra.

L’événement a eu un fort écho médiatique, relayé notamment par plusieurs journaux. Au-delà de l’aspect culturel, il a renforcé la solidarité communautaire et intergénérationnelle. Les ateliers de lecture du CASM se poursuivront d’ailleurs chaque semaine. Quelques séances n’ont pas pu être assurées en raison d’un deuil à Magoudjou et d’un mariage à Iroungoudjani, mais des rattrapages auront lieu ce samedi à 15h30 à Magoudjou et dimanche à 15h30 à Iroungoudjani. Le budget du festival a été respecté, notamment grâce à l’apport financier du CASM. L’une des dépenses essentielles a été la remise en marche du système solaire du centre, réalisée les 4 et 5 décembre pour un montant de 1 900 000 KMF. « L’éclairage est indispensable, surtout pour un festival consacré à la lecture. Nous voulions garantir de bonnes conditions à tous les participants », conclut le coordinateur du projet.

Mohamed Ali Nasra

 


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