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FIBO 5, cloture : La Grande Nuit de l’Oralité achève la semaine

FIBO 5, cloture : La Grande Nuit de l’Oralité achève la semaine © : HZK-LGDC

Le Festival International Bangwe de l’Oralité (FIBO) a refermé sa 5ᵉ édition par la traditionnelle Grande Nuit de l’Oralité, le samedi 13 juin 2026 à l’Alliance Française de Moroni. Un moment symbolique qui a marqué l’apogée d’une semaine puissante, faite de rencontres, de formations et de performances artistiques.


Dès son lancement au studio Watwaniya, le FIBO 5 avait affiché plusieurs ambitions : offrir un espace de diffusion pour les artistes et un espace de formation pour les professionnels et étudiants. Les activités phares cités était, un showcase musical, exposition et vernissage de Mshe Mhaza de l’artiste Seda, et enfin le Bangwe, la Grande Nuit de l’Oralité qui ont rythmé le festival et donné corps à l’objectif annoncé. Sur scène, les voix et danses des artistes comme Soubi, Bacar Nawiya slameuse accompagnée de Mouigni M’madi, ainsi que plusieurs autres artistes ont résonné devant un public passionné. En coulisses, les organisateurs ont salué la réussite d’un événement qui, malgré les défis logistiques et la fatigue accumulée, a su maintenir son énergie et son esprit de partage.

« Chaque jour durant la semaine a été un défi, mais voir les artistes sur scène et le public répondre nous a rappelé pourquoi nous faisons tout cela. Le FIBO n’est pas seulement un festival, c’est une aventure collective qui prouve que la culture peut rassembler et donner de la force à la jeunesse. » Confie un membre de Kam’Art Culture. La présence de délégations venues du Burundi, du Togo, de la Centrafrique, du Sénégal et de Côte d’Ivoire, ainsi que d’artistes internationaux, a renforcé la vocation panafricaine du festival. Cette diversité illustre la volonté des organisateurs d’inscrire le FIBO dans le cadre du programme 2027‑2030 d’Arterial Network, qui vise à consolider la concertation des acteurs culturels africains.

« Les ateliers de formation ont permis aux journalistes, étudiants et créateurs de contenu culturel de travailler sur des thématiques essentielles : critique d’art contemporain, administration culturelle, découvrabilité des contenus, ou encore personal branding pour les femmes de culture et médias. Autant de sessions conçues comme des espaces de transmission et de dialogue, qui prolongent l’esprit du festival au‑delà des représentations artistiques », prononce Rahim El-had alias Parolier du Karthala.

En clôturant cette édition, les organisateurs ont réaffirmé une conviction souhaitée sur la culture comme levier de développement économique et social. Structurer les métiers de la culture, renforcer les compétences, créer des passerelles avec l’international, autant de chantiers ouverts par le FIBO 5, qui entend poursuivre sa mission avec de nouvelles masters classes et une collaboration renforcée avec les acteurs institutionnels et régionaux pour développer les arts vivants.

Aticki Ahmed Ismael

 


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