Après son one man show au Cameroun en novembre 2021, Fouad Salim est revenu en force avec son premier spectacle intitulé "ceci n'est pas un spectacle", à l'Alliance Française de Moroni. Dans un marre de rire, l'artiste attise des liens avec son public à travers plusieurs sujets notamment la santé, la cherté de la vie mais également son bègue.
Il avait promis à son public un show extraordinaire et il l’a fait. Dans une salle comble à l'Alliance française de Moroni vendredi 30 juillet dernier, Fouad Salim a fait son stand up intitulé « Ceci n'est pas un spectacle ». Avec un avant-gout mené par le doyen Annase comme première partie, Fouad tisse un lien avec le public dans un éclat de rire et d'humour. Après un spectacle déjà mis en scène au Cameroun l’année dernière, l’artiste est revenu avec force dans son pays, et cette fois à l’Alliance où il se devait donner le meilleur de lui-même. En toute particularité, une touche originale et différents sujets, notamment la cherté de la vie, la santé, et son bègue, durant une heure, il a époustouflé les spectateurs.
Interrogé dans les coulisses de l’Alliance, le comédien se confie. « Ecrire un one man show, ça prend du temps. Chaque artiste a environ 5 à 6 minutes sur scène. Et ce laps de temps peut prendre deux mois de travail. Préparer un tel spectacle demande beaucoup de temps. Je ne voulais pas faire du copier-coller de mes anciens sketchs mais créer de l’originalité. 70% de ces blagues sont originales », dit-il.
Avec une feuille d’un côté, l’artiste parle de son bègue, des prix exorbitants des pistaches. Il fait hurler de rire le public, lorsqu'il raconte son histoire avec sa mère, pour laquelle, il a beaucoup d’admiration et d’amour. Le choix des sujets évoqués est longuement réfléchi. Pour lui, en parler, c’est un pas vers la guérison. « Pour résoudre un problème, il faut d'abord en parler. Mon but n’es pas de choquer, au contraire c’est une manière de rédemption afin d’aider les gens à en guérir », indique-t-il. Et d’ajouter : « Tous les thèmes en scène sont déjà créés, à savoir la santé, l’éducation, l’amour etc. Chaque artiste apporte sa petite touche et la mienne c’est mon bègue, j’ai réussi à faire de cette faiblesse, ma force ». Il ne compte pas s’arrêter là, il entame déjà une autre aventure dès ce mois d’août. Il va animer des ateliers à l'Alliance du 22 au 26 août, dont les inscriptions sont gratuites mais avec des places limitées, mais également d’autres spectacles en septembre au CACC.
Andjouza Abouheir
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