La Gazette

des Comores

Goulam a chanté l'amour au Kalaweni

Goulam a chanté l'amour au Kalaweni © : HZK-LGDC

C’est sous les feux d’artifice et le drapeau comorien en main que Goulam a fait son entrée sur scène samedi dernier, devant un public fervent et ému. Quatre heures avant, un panel d’artistes assurait le show en attendant l’entrée triomphale de celui qui avait « hâte » de retrouver son public comorien. « Wami waho tsitso hu licha / Nimbe roho yaho mwandzani wangu/ Et si tu tombes je serai ton superman / Je serai ta lumière dans le noir ».


Quelle autre déclaration Goulam aurait-il pu faire à ses fans pour démarrer son concert si ce n’est en leur chantant son tube « On s’en ira » ? C’est donc sous les acclamations d’un public en feu et accompagné du très acclamé Solam au piano que Goulam a commencé son show à Kalaweni, Moroni. « La soirée était longue mais en valait la peine », s’est réjouie une fan. 20h50, un public timide rôdait autour des conteneurs disposés en rang sur la rive ouest de Moroni. Tous étaient là pour acclamer celui qui se fait appeler « le soignant des cœurs », malgré l'attente. « Les billets sont en vente au Foyer des femmes et à la Mairie de Moroni. C'est pour ça qu’il y a peu de personnes à cette heure-ci. Ils sont sûrement en train d'acheter leurs tickets », nous a confié un membre du staff présent sur les lieux depuis la veille.

 

« On devait s'occuper de la sécurité et de l'aménagement de l'espace », a-t-il renchéri. Il faut dire que c'est plutôt rare d'assister à des concerts sur le littoral. Placée face à la mer, la scène comptait pour fond les mosquées de la médina. « Au départ, on voulait faire ça au stade de Malouzini mais les frais étaient très importants et auraient eu un impact sur la billetterie. On a opté pour Kalaweni, après discussion avec la Mairie de Moroni qui est notre partenaire pour l'événement », a confié un membre de Boundookoudj, la boîte programmatrice de l'événement, lors d'une conférence de presse tenue jeudi au New Select, également partenaire.

 

« Je suis allé faire un tour sur place avec mon équipe. Mon souci résidait dans la sécurité des lieux mais les organisateurs ont fait les choses bien. Je suis rassuré », s'était réjoui Goulam devant les médias. Et il avait vu juste: une vingtaine de conteneurs face à face, une scène qui comptait pas moins de 8 musiciens, deux gardes du corps, 3 cameramen et un fond quadrillé par des pierres entassées en bloc et sur lesquelles rôdaient des gendarmes en tenue, dissuadant toute tentative d'intrusion.

 

« Ça sera un concert live. On a travaillé avec des musiciens d'Anjouan mais aussi de Ngazidja », avait tenu à préciser l'artiste accompagné de son manager et qui n’a eu de cesse de remercier les sponsors qui ont rendu tout cela possible dont Vijay Import. Et le public n’a pas été déçu. Solam, Ikram ou encore Isma Hadj ont majestueusement accompagné le « twabibu wa mapenzi » sur ses chansons les plus en vogue devant une foule passionnée. Une soirée qui a démarré tard mais qui s'est finalement très bien terminée au vu de la foule autorisée à entrer pour chanter à tue-tête les tubes de celui qui est en tournée dans l'océan indien jusqu'en août (voir numéro 4426 de La Gazette des Comores). Une nuit sous le signe de l'amour. En témoignera le magnifique clair de lune qui n'a cessé de luire, rajoutant à la soirée sa touche romantique. La mythique baie de Kalaweni a brillé de mille feux, comme pour émerveiller la foule de fans et de vacanciers en mal de sensations.

 

S.Ch

 

 

 


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