La Gazette

des Comores

Hayasa ! le tube en vogue de l’Eté

Hayasa ! le tube en vogue de l’Eté © : HZK-LGDC

Elle est devenue quelque part, une sorte d'hymne à la joie. Partout où tu passes, c'est la même chose, dans les taxis comme dans les festivités de mariage (machuhuli), dans les maisons comme dans les places publique le phénomène Hayasa bat son plein.


Tu ne peux pas la rater, amplifiée par le phénomène digitale où les chansons sont facilement accessibles (téléchargements), Hayasa est devenue en un laps de temps record la chanson la plus suivie et la plus entonnée par les comoriens au cours de ce mois d'août finissant. Plus personne n'est insensible à cette chanson, les jeunes, les moins jeunes, toutes les catégories y passent. Avec des mots simples, l'auteur Mme Ridhoi est parvenue à capter l'attention de son auditoire. « Hayasa est un mot qui évoque l'ambiance, avant il était utilisé dans les Ngoma za Madjini ou le Wadaha à la fin pour donner beaucoup plus d'ambiance », disait Ridhoi dans une interview qui sur les réseaux sociaux.

 

Cette allusion aux esprits est peut-être la cause qui fait qu'à chaque fois que cette chanson est lancée quelque part, les gens semblent pris dans une sorte de transe. Ye Wutsu Chinda Le Tchindo Nende Ho Dingoni, Mtcezo Haiba Haiba Ho Mtsandzani...Hayasa, Shime Shime Marseille Ho Mtsandzani ... Hayasa, sont parmi les passages qui galvanisent le public. L'auteur de l'opus qui n’est pas à son premier essai, est connu dans le milieu surtout en France pour être l'une des meilleures chanteuses comoriennes.

 

Avec cette chanson, elle rentre un peu plus dans la légende de la chanson comorienne, celle-ci restera à jamais comme celle qui la personnifie le plus. Si la chanson lui colle à la peau, elle lui appartient pas pour autant. C'est une chanson commandée par l'association « beauté des îles de Marseille » un groupe qui regroupe des femmes comoriennes qui vivent à Marseille, connues pour leur ambiance dans les mariages dans la cité phocéenne.

 

Sur l'impact de la chanson auprès du public et d'un point de vue sociologique, certains n'hésitent à trouver « une forme de dégénérescence  collective ». Les plus pessimistes évoquent même « les signes de la fin du monde ». Ce qui est sûr, cela traduit les maux d'une société en manque de repères où la moindre banalité peut se transformer en un phénomène sociétal. Le caractère éphémère de ces phénomènes en est le dénominateur commun. "Beauté des Iles Wandjia Sontsi Rimaruha"

AS Badraoui

 

 


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