Plusieurs jeunes représentent la nation à l’extérieur et évoluent dans divers domaines artistiques. TONY HBS fait partie de ces jeunes comoriens qui se font une carrière dans l’art Comédie en France. Avec son projet artistique « Casser les Codes », il a accepté de répondre à nos questions.
Question : Vous êtes un jeune comorien qui évolue dans l’art humoriste et dans d’autres domaines culturels en France. Pouvez-vous brièvement vous présenter à nos lecteurs ?
TONY HBS : Moi c’est TONY HBS, l’acronyme de TONY HICHAM BEN SOULAIMAN. Je suis né à Moroni mais j’ai quitté les Comores quand j’étais au collège pour Paris, ensuite Marseille pour le lycée et Aix-en-Provence (université) pour un DEUST après Licence de l’Art du spectacle, et enfin un master de cinéma audiovisuel. Je suis acteur et humoriste. Acteur parce qu’on m’a vu dans plusieurs pièces de théâtre, que ce soit à Marseille ou au Liban pour jouer, d’ailleurs, j’ai joué en arabe, on m’a vu à la télévision dans des séries CAÏN au côté de Bruno Durandt sur France 2 et je suis actuellement en tournée sur toute la France avec mon nouveau spectacle « casse les codes ».
Question : On constate que vous fréquentez les scènes surtout de Marseille, pour non seulement plaire au public mais pour livrer un message. Pouvez-vous nous expliquer la signification de votre slogan « Cassez les codes » ? Et nous dire quels sont les thèmes que vous explorez à travers ce message ?
TONY HBS : Avec « Casse les Codes », je m’attaque aux non-dits et aux contradictions d’une société en quête de tolérance… mais souvent incapable d’en rire. À travers un humour grinçant, irrévérencieux et profondément humain, j’explore les thèmes de la paternité, de la mixité, du racisme, du handicap ou encore de la grossophobie, en essayant de jamais tomber dans la morale ou la victimisation. J’ai bientôt 30 ans et dans un monde en constante évolution, j’essaye d’analyser les interactions humaines et les enjeux sociétaux contemporains. Mon spectacle aborde des thèmes délicats tels que la mixité, le racisme, le handicap et la grossophobie, tout en faisant rire mon public avec un humour grinçant et piquant. Le message : On peut rire de tout, si c’est pour mieux se comprendre. Je ne cherche pas à choquer, mais à désamorcer. Mon humour met tout le monde à la même table, les maladroits, les bien-pensants, les exclus, les « trop sensibles » et les « trop sûrs d’eux ». Je veux qu’avec moi, le rire devienne une arme de réconciliation, un moyen de briser les carcans sociaux et culturels qui nous enferment.
Question : L’art que vous pratiquez, est-il cultivé ou c’est un don du ciel ? Tout le monde, en tout cas n’a pas cette force de transmettre un message à travers le rire.
TONY HBS : Tout a commencé au lycée, en classe de seconde. J’étais ce genre d’élève bavard, souvent en retard, toujours au fond de la salle. Mais avec une tchatche naturelle que même les profs finissaient par remarquer. Un jour, j’ai raté un devoir surveillé, ma prof d’histoire Laure DEGRAS propose de me rattraper avec un exposé sur l’indice de développement humain IDH. Alors j’ai transformé le sujet en véritable one-man-show improvisé. L’exposé a été très drôle, vivant, plein de vannes que j’ai fini par avoir 17/20. Du coup, ma prof médusée m’a orienté vers sa collègue Annelise PIERRE. Ce passage m’a permis d’intégrer l’option théâtre et j’ai rencontré Jean-Jérôme Esposito qui est un comédien marseillais, qui m’a intégré dans son école d’improvisation. Donc, je peux dire que je possédais déjà le potentiel mais je l’ai encore cultivé. Un an plus tard, Alexis Moati et Carlos Constantini, des comédiens et metteurs en scène m’invitent à rejoindre leur école dramatique GROUPE MIROIR.
Propos recueillis par Kamal Gamal
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