La Gazette

des Comores

Le FIMO sur les traces du Twarab

Le FIMO sur les traces du Twarab © : HZK-LGDC

Lors d'une conférence de presse tenue le 4 novembre dernier, les organisateurs du Festival International de Musique de Ouelance (FIMO) retracent le chemin de la musique twarab, depuis son origine, son arrivée aux Comores et son niveau dans le pays à travers un film documentaire en cours de production. Cette œuvre valorise le twarab par les empreintes des anciens comme Mohamed Hassane, Umu Koulthum et les autres.


La troisième édition du festival international de musique de Ouelance (FIMO) a débuté le vendredi 4 novembre dernier, par une conférence de presse qui a permis aux organisateurs du festival de s'exprimer sur les principes du FIMO. Il s'agit d'une série d'activités culturelles qui s'organisent chaque année avec des ambitions différentes. « Cette année le festival s'inscrit sur le chemin du twarab », lance Chebli Msaïdié, artiste local et organisateur du festival. Son objectif consiste à préserver la culture comorienne en général et la musique en particulier. En parlant de musique locale, c'est le twarab qui fait le patrimoine. Retracer les origines de ce genre musical qui n'est pas du tout comorien c’est le chemin qu'emprunte le projet d'un film documentaire devant être prêt l'année prochaine. 

« Nous sommes dans la production d'un film documentaire qui a pour but d'expliquer comment le twarab est arrivé aux Comores. Le niveau qu'il avait à l'époque, son statut actuel et son sort pour l'avenir », annonce-t-il. Et d’ajouter : «  Ce projet est colossal car nous devons faire un voyage en Tanzanie, pays avec lequel on a une ressemblance de culture et plus précisément le twarab. Et faire un saut aussi à Marseille pour parler du projet avec les artistes comme Moussa Youssouf, Soultoine, Farid Youssouf et les autres ». Le projet du film se veut surtout un archive, en quelque sorte une part d'héritage pour les générations futures. C'est dans ce sens que, l'artiste Chebli a précisé que « ce n'est pas l'argent qui fait le projet mais c'est le projet qui fait l'argent ».

Le FIMO est un ensemble d’activités dont des danses culturelles, un carnaval et des concerts. Il s’agit de faire la promotion de la culture et de la musique comorienne. Ce projet réunit non seulement des artistes mais aussi des écrivains et intellectuels. Présent également dans la rencontre, Aboubacar Saïd Salim, auteur du roman « Le bal des Mercenaires » a défendu le projet tout en sollicitant l'appui du gouvernement sur l'implication de la musique au service de l'enseignement. Dans cette logique, le professeur Aboubacar Saïd Salim veut l'apprentissage de l'art et de la culture, notamment la musique, à l'université des Comores.

Lors de cette rencontre, l'organisateur du festival a saisi l'opportunité pour expliquer que faire la musique c'est laisser un héritage, c'est-à-dire produire une musique que les générations futures n'auront pas honte d'écouter. « Si on n’a pas honte aujourd'hui de chanter Mohamed Hassane ou les anciens du twarab, c'est leur façon de transmettre le message. Et cela fait la beauté de la musique », dit-il. Ainsi le festival s'est poursuivi le samedi dernier à Moroni par un grand twarab qui a réuni des artistes tanzaniens comme Cholo GANUN, Baby J et Chebli Msaïdié. 

Kamal Gamal

 


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