Comme chaque année, plusieurs artistes et poètes internationaux se rencontrent en Côte d'Ivoire pour un festival de slam, musique et autres activités artistiques à travers plusieurs thèmes. Rahim, un des artistes slameurs comoriens y participent et parle d'un événement de vive ampleur qui aborde et apporte des solutions aux problèmes que la politique n'arrive pas à résoudre.
Pour la quatrième fois, les Comores participent au grand spectacle d'écritude ouvert en Côte d'Ivoire. C'est une occasion pour les amateurs et les professionnels de l'art de s'exprimer librement sur plusieurs thèmes. Pour cette édition, ils étaient tous d'accord avec le slogan « Tous de boue ». L'expression a probablement deux significations dont l'une d'elle se « mettre debout » et travailler au sens de « boue ». Ce festival a réuni plusieurs pays et les Comores étaient représentées par l'artiste slameur Rahim connu sous le pseudo « Parolier du Karthala ». « C'est une rencontre qui s'organise chaque année au mois de décembre. J'y participe en portant deux casquettes. J'y suis en tant qu'artiste slameur et en tant qu’expert culturel d’ACEI. C’est une organisation qui travaille avec le gouvernement sur plusieurs projets. Son objectif est d'accompagner l'Etat dans les objectifs de développement durable. C'est aussi grâce à cette organisation que j'ai pu me déplacer jusqu'en Côte d'Ivoire pour participation », explique-t-il.
Interrogé sur les avantages d'un tel événement, notre interlocuteur a montré que la force d'un artiste est de partager son expérience et élargir ses horizons. « Pour le pays, on gagne en visibilité. Au tant dire, qu’on commence à peine de connaitre notre pays grâce à la Coupe d’Afrique des Nations. Et à travers ces évènements, ça sera encore une belle occasion de parler des Comores et faire sa présentation », précise-t-il.
Pour cet artiste qui voyage à travers le monde grâce à son art qui est le slam, il vient de faire sa quatrième présentation à Abidjan. « Quand j'étais au Sénégal, on a parlé de la mobilité des artistes lors d'un grand sommet qui avait réuni pas mal d'artistes internationaux. Toutefois, les circonstances de se déplacer sont très difficiles, du coup les précédentes éditions j'y ai participé en ligne. Cette fois, les panels étaient plus qu'importants. Du coup, j'ai parlé avec l'ACEI qui a pu avec l'aide du gouvernement faciliter mon voyage » montre-t-il. Rahim a expliqué que l'art et la culture abordent des sujets importants en lien avec des difficultés que la politique n'arrive pas à résoudre. « Le thème de cette année est très important et très philosophique car il peut contribuer au développement de l'écosystème, au changement climatique, au changement mental. Ce sont des problèmes que la politique n'arrive pas à résoudre. Donc l'art et la culture peuvent être un moyen de dissiper les soucis », conclut-il.
Kamal Gamal
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