Plus que des danseurs professionnels, les membres de la troupe de danse Tché-Za sont vus comme des Héros, des « monuments ». De par leur volonté et leur génie, ils portent haut les couleurs de la danse comorienne. En France où ils s’y trouvent depuis déjà quatre mois, leur talent et leurs spectacles se disent à répétition dans les bouches des gens. Et eux parlent d’une aventure riche sur des scènes exceptionnelles en citant celle de l’Opéra Bastille de Paris.
La culture de la danse a toujours été comorienne. Dans cet archipel, on danse à tout évènement. C’est cette influence qui a toujours animé Salim M’zé Hamadi Moissi, fondateur du collectif Tché-Za. Aujourd’hui, ce collectif de huit jeunes « grands artistes » porte haut et fort le drapeau de l’archipel et de cette culture. Quatre mois déjà depuis que Salim M’zé Hamadi Moissi connu sous le pseudonyme de Seush et sa troupe sillonnent les quatre coins de la France. Avec leurs deux spectacles, Massiwa et L’Expat, ces jeunes comoriens séduisent le public français dans les différentes salles de spectacle et théâtres comme l’Opéra Bastille de Paris, cette salle qui voit défiler les grands noms de la danse mondiale.
Tché-Za met en valeur ce que les Comores cachent comme le font d’autres jeunes talents comoriens d’ici et d’ailleurs. « Nous vivons des moments exceptionnels », nous confient ces jeunes danseurs professionnels. Bien qu’aujourd’hui tout semble se dessiner pour ce collectif de jeunes « grands artistes », il faut rappeler que tout est parti de rien. « Cette période a été excitante, pleine de découverte et d’une reconnaissance énorme », acclame Seush. Ce dernier affirme que sur toutes les dates (plus de 40 dates à jouer), « il n’est pas évident de toujours garder la forme pour être performant à chaque fois. Une tournée c’est épuisant ».
Vue comme « un monument » par le journal Libération, la troupe de Seush fait son bonhomme de chemin et joue dans la cour des grands comme l’affirme le chorégraphe et fondateur. « Il faut admettre que cette tournée a été enrichissante. Toutes les scènes nous ont marqué mais surtout l’Opéra. C’était excitant car c’est l’Opéra quoi. Après il y a le Théâtre de Suresnes qui a été aussi super cool car là-bas nous sommes à la maison », se réjouit celui qui ne manque pas de remercier le public comorien de France d’avoir fait le déplacement.
Tché-Za n’est pas à sa première tournée internationale. Mais pour celle-ci qui va se clôturer à Moroni sur la scène du Palais du peuple le 19 février prochain, avant de décoller à nouveau vers d’autres horizons en avril, reste « la plus réussie ». « Si cette tournée nous semble être la plus réussie, c’est parce que derrière nous il y avait le théâtre de Suresnes qui était au four et au moulin pour que ça soit ainsi. C’était du haut niveau qu’on parle là, du très très haut niveau même et d’ailleurs on leur remercie d’avoir cru en nous », conclut Seush.
Mohamed Omar
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC