Après une première tentative avortée, la chanteuse Zily a finalement rencontré son public de Ngazidja. Dimanche soir, celle qui tend à s’imposer comme la diva du Mgodro et du Mbiwi (chants traditionnels) a envouté son public avec sa prestance et sa présence scénique.
Yeka baba ! La gimmick est connue de ses fans. Dimanche soir, Zily a enflammé le Tropical VIP. La chanteuse, originaire de Maore, était programmée il y a quelques semaines pour un concert à Moroni à l’issue du Médina Festival. Une tentative avortée due à un souci de calendrier. Mais pas question pour la star de baisser les bras. Vendredi 11 août, un comité d’accueil l’attendait de pied ferme au Retaj Hotel avec entre autres, une troupe de danseuses en saluva et des chanteuses de tari.
Parmi le staff présent, les membres de Watwanya Production, label de Cheikh Mc que la star apprécie particulièrement. « J’ai toujours aimé ce qu’il faisait. Alors qu’on travaillait sur mon EP Amani na Imani avec l’artiste StillNas, ce dernier nous a mis en relation et depuis, on est resté amis », a confié celle qui dégage une énergie particulière, tant sur scène que dans la vraie vie.
Devant les médias et avec une aisance déconcertante, Zily, accompagnée de Cheikh Mc a délivré un message d’unité et de paix. « Je suis une représentante de la culture de nos iles, de notre archipel en passant par Madagascar et même la Tanzanie », a-t-elle confié, saisissant l’occasion pour donner rendez-vous à ses fans pour 2 shows dans la capitale. Samedi 12 août au Retaj pour un Gala (la soirée sensée initialement se dérouler en plein air se tiendra finalement dans une salle à cause de la pluie). Et dimanche 13 août au Vip Tropical.
Pour rappel, le ViP Tropical est un espace qui compte un night-club, un restaurant et une esplanade. Mais c’est bien la première fois qu’il accueillait un concert, de cette envergure de surcroit. Un pari risqué donc pour Medina Events, boite organisatrice de l’évènement. Mais les conditions semblent réunies pour une bonne soirée, avec une nuit étoilée, une belle scène bien éclairée et un cadre agréable et sécurisé.
Soubi assurera la première partie. Avec sa voix singulière et muni de son gambusi, il ravive l’atmosphère avec ses musiciens, tous vêtus de pagnes et habits blancs. Sa musique rassemble la foule qui s’étoffe de plus en plus.
23h30 : les musiciens de Zily quittent les loges et montent sur scène. Ils sont six. Un percussionniste, un batteur, un guitariste, deux bassistes et un claviériste. Zily, elle, passera par la grande porte. Queue de cheval haute, robe à sequins dorée et collier choker doré, la diva démarre d’emblée. Sa voix puissante et son aura finissent de séduire le public. Un show d’une heure et demi qui n’a pas discontinué, avec une cadence endiablée typique de la région sud de l’Océan indien à laquelle nous appartenons.
Une prestation que la star a accompagnée de pas de danse gracieux qui ont ravi les spectateurs. Tout dans sa gestuelle et sa puissance vocale participe à la transmission de cet héritage culturel et traditionnel dont elle se fait la médiatrice à travers ses rythmes envoutants et percussifs qui relèveraient presque du spirituel tant ils parlent au corps et à l’âme. Une performance tribale et magistrale que les personnes présentes ont su apprécier à sa juste valeur. Yeka baba !
S.Ch
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