Samedi soir, la Paillote du Select a abrité la deuxième édition de La Scène. Un talk-show à la sauce comorienne avec un animateur, 2 invités et une ambiance bon enfant sur fond musical. La soirée alternait entre confidences, boutades, musique et intervention du public.
C’est sur fond de piano que Nazir, animateur, a présenté le concept de La Scène à un public timide mais attentif samedi soir à la Paillote. « Nous sommes ici pour échanger avec vous et parler d’un sujet qui nous rassemble : la culture. Il y aura de la musique, de la bonne nourriture, des discussions sérieuses, mais pas trop ! Et la possibilité pour tous, même dans le public, de prendre part aux échanges ». Et il disait vrai. Les deux invités, Saand, Consultant Environnement au PNUD et accessoirement cuisinier en chef de DalkDalk (on en parlait la semaine dernière dans nos colonnes) et Mahamoud, courtier et chanteur sont revenus sur leurs parcours scolaires, universitaires mais surtout humains.
« Quand j’ai intégré le PNUD pour un poste à Mwali, j’étais loin de m’attendre à ça. Cette opportunité professionnelle a été une vraie leçon de vie avec des rencontres et une expérience que je n’oublierai jamais », a expliqué Saand qui en plus de son travail au Pnud, enchaine les projets autour de DalkDalk, son concept de streetfood asiatique.
Les discussions, informelles et teintées d’humour, mêlaient expériences de vie, anecdotes et opinions. « Plus jeune, j’ai été tenté d’abandonner mes études. C’est l’entourage que j’ai eu qui m’a sauvé. Cheikh Mc notamment qui m’encadrait dans la musique, n’a jamais cessé de m’encourager à faire des études », a confié Mahamoud - Masta pour la scène - de retour au pays après 7 ans en France. « J’ai connu les galères que tout Comorien connait une fois là-bas. Quand on se retrouve dans un 16m2, livré à soi-même, on comprend qu’on n’a pas droit à l’échec », a-t-il déclaré.
Entre deux discussions, de la musique. Masta chante ses titres. Saand, qui gratte la guitare, l’accompagne sur quelques morceaux. L’atmosphère intimiste de la soirée doit son succès aux lumières tamisées mais aussi aux 2 musiciens qu’on ne présente plus : Solam, prodige du piano et Ikram, guitariste reconnu. « On a grandi ensemble et chacun évolue de son côté mais pour autant, quelque chose reste et nous rassemble : c’est cette culture qu’on a en commun. De partage, de rêves, de discussions, de projets, de vécus. C’est ce qu’on essaye de transmettre à travers des animations comme celles-ci », a confié Nazir Said Halidi qui a excellé dans son rôle d’animateur.
« Nous sommes la somme des rencontres et opportunités que nous faisons », voilà ce qu’on retiendra de cette soirée qui a fini assez tard (23h00 !) mais qui mérite une plus large audience, notamment auprès de la jeunesse. Peut-être par le biais de vidéos ou podcasts ? Affaire à suivre…
S.Ch
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC