Pendant que ses collaborateurs fuient la presse, le chef de l’Etat dresse lui-même son bilan des 100 jours. Toutefois, il reconnait que c’est mentir au peuple comorien que de faire croire qu’un pays comme le notre avec toutes ses difficultés, peut être changé en 3 mois.
3 mois après son investiture à la magistrature suprême, le président Azali reconnait que les attentes sont nombreuses et légitimes, parce que les déceptions furent douloureuses et le désespoir pesants. Toutefois il exhorte tout le monde à garder l’espoir et avoir la foi, parce que, « face aux défis titanesques qui nous attendent, notre détermination n’en est que plus forte », promet le chef de l’Etat qui reconnait avoir signé un contrat avec le peuple comorien et Allah en a été le Témoin.
J’ai la ferme intention de respecter mes engagements, par respect du peuple, pour l’Histoire et surtout par crainte d’Allah, Le Tout-Puissant, dit-il. Le chef de l’Etat qui refuse, dans son discours en langue nationale de faire son bilan, ouvre celui en langue française que la situation dans la laquelle le pays se trouve, s’avère des plus difficiles, à tous les niveaux. « Je l’ai dit et je le redis encore, cette situation mérite d’être clarifiée et ça sera pour bientôt », promet Azali Assoumani qui affirme que des démarches sont en cours, pour solliciter l’expertise de structures de renommée internationale, pour faire un état exact des lieux, un audit, établir les responsabilités et en informer le peuple comorien.
Et contrairement aux années passées, des mesures importantes et courageuses ont été initiées, notamment le paiement des salaires assuré régulièrement, sans appui budgétaire extérieur, sans concours extérieur. Il y a également la baisse du prix du carburant, l’encadrement des prix des produits de première nécessité, durant le Ramadan, mesure poursuivie au-delà de la période, et que le Gouvernement compte maintenir, la baisse immédiate des droits d’inscription et le plan d’urgence à l’Université, et le package pour le Pèlerinage avec une baisse de plus 43% par rapport à l’année dernière, sont des mesures salutaires et bienvenues chez les ménages, dans un contexte économique marqué par le marasme, avec une contreperformance de la croissance évaluée à 1% voire moins par le FMI.
Par rapport à la question de l’énergie, Beit Salam place le sujet comme « la priorité des priorités de l’action gouvernementale ». En attendant les réponses structurelles aux défis de l’énergie, les mesures édictées et la surveillance resserrée ont permis de réduire les délestages et la pénurie dans certaines régions et localités. Sur fonds propres, « nous sommes en train de résoudre un problème qui plombe les activités économiques depuis 10 ans », annonce-t-il. Le président Azal reconnait que l’hôpital El Marouf, qui reste « notre hôpital de référence », est dans un état lamentable qui affecte la dignité des comoriens.
Il annonce que le Gouvernement a élaboré un plan d’urgence, pour le rétablissement de la discipline de travail, la fourniture régulière de l’eau et l’électricité, l’achat d’équipements et de matériels médicaux. Dans les plus brefs délais, le Gouvernement ouvrira, l’hôpital de Bambao Mtsanga à Anjouan financé par nos amis chinois, « Oui le Gouvernement ouvrira cet hôpital car je n’arrive pas à bien comprendre qu’un hôpital construit et équipé depuis autant d’années ne soit pas exploité », s’inquiète le chef de l’Etat qui avait un slogan lors de la campagne « un jeune, un emploi ».
« Oui je l’ai dit et je le redis encore. C’est mon engagement », persiste et signe le président Azali. Ce dernier rassure à toute la jeunesse que le Gouvernement prend toutes les mesures et met tout en œuvre, pour créer les conditions de création de nouveaux emplois viables et valorisants. Des textes de mise en place de nouvelles structures administratives sont en cours d’élaboration. Il cite notamment : les services des inspections de l’Etat, l’agence nationale des médicaments et évacuations sanitaires, l’Office national de Communication et des publications, l’agence comorienne de coopération, ou encore l’agence nationale de conception et exécution des projets.
Le dialogue entre le chef de l’Etat et les Gouverneurs des iles et la concertation ont été initiés. ces rencontres des premiers Magistrats des Iles, ont permis d’esquisser une feuille de route, envisager la révision de certains textes et concevoir une coordination des exécutifs, afin d’harmoniser leurs actions. Un cadre de dialogue est en place en vue d’optimiser la session parlementaire prochaine et parvenir à un budget 2017 concerté. Le chef de l’Etat reste convaincu que « notre destin est entre nos mains ».
Avec l’aide d’Allah, « nous avons la capacité de changer ce pays, de le mettre véritablement sur la voie de l’émergence. Mais rien, absolument rien n’est possible si nous ne mettons pas de l’ordre dans nos écoles, dans nos hôpitaux, dans l’Administration, à la justice, dans nos quartiers, nos villes, nos villages et nos régions. Nous devons mettre de l’ordre dans la conscience collective », prône-t-il.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.