La coopération entre les Comores et l’Arabie saoudite, le conflit au Yemen, le nucléaire iranien, la crise syrienne et la lutte contre le terrorisme, tels sont entre autres les sujets débattus hier mardi lors de la conférence débat, tenu à Moroni par l’ambassadeur d’Arabie saoudite aux Comores. Dr Hamad Ben Mohamed El-Hajiri, vient de répondre à une invitation de la direction générale du quotidien d’Etat Al-watwan.
Dans le cadre du cycle des conférences organisées par Al-watwan, ce journal de l’Etat vient d’inviter, pour la première fois, l’ambassadeur du royaume d’Arabie Saoudite à Moroni, Dr Hamad Ben Mohamed El-Hajiri, devant une assistance triée sur le volet, essentiellement des cadres, intellectuels et quelques politiciens du pays. Pendant une heure et demie, le diplomate a présenté une large contribution sur la politique de son pays. Il a essayé également d’apporter son éclairage sur l’actualité du monde.
Le journal ne peut pas tout dire, à un moment où le public a le droit de savoir le maximum d’informations sur l’actualité nationale et du monde. « Ces genres de débats sont nécessaire », estime Cheiha Ali, directeur du département arabe d’Al-watwan. Ces débats ont pour but, « d’offrir un cadre de discussion serein, permettant d’aborder des sujets pertinents. Il il nous permettra de mieux connaitre les pays avec lesquels nous entretenons des relations, leur politique étrangère, leurs ambitions, leurs intérêts », explique pour sa part, Ahmed Ali Amir directeur général du journal Al-watwan.
L’ambassadeur ouvre son exposé par la situation géographique du Royaume, au milieu des trois continents (Asie, Afrique et Europe). Et enparlant de la politique étrangère saoudienne « je voudrais rendre hommage aux relations bilatérales entre l'Arabie saoudite et l'Union des Comores, qui remontent avant l'indépendance de la République », insiste l’ambassadeur, qui ajoute que ces relations se sont renforcées au cours des dernières années, à travers une coopération et une intégration à tous les niveaux. « Je ne peux pas tout évoquer ici », indique le conférencier.
Pour Soidik Mbapanza, un chef religieux se dit prêt à recevoir la presse pour parler, dit-il, en long et en large, de toutes les réalisations de l’Arabie saoudite. « Nous sommes convaincus que le Royaume d’Arabie saoudite a réalisé plusieurs projets, mais ici on ne parle que des dattes, des mosquées et du saint Coran », déplore Yahaya Mohamed Iliayassa, actuellement professeur à la faculté imam Chanfiou. On ne parle que de cela, puisque c’est ce qui est visible aux yeux du comorien », rétorque l’ambassadeur. Et le président de l’université d’ajouter que « la faute revient aux autorités locales mais pas au Royaume, puisque généralement ils le font pour la cause de Dieu, pour l’intérêt de leurs frères musulmans », estime Dr Said Bourhane,
Notons que c’est la 2eme fois qu’Al-watwan conduit ce genre d’échanges. D’après le directeur général de ce journal d’Etat, la première fois, il a été organisé un débat sur la fiscalité intérieure, en collaboration avec le fonds monétaire international.
Ibnou M. Abdou
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