La Gazette

des Comores

Affaire CBE contre Mamadou, Nourdine Bourhane: Le tribunal administratif renvoie l'audience à une date ultérieure

  •  
  •   admin
Affaire CBE contre Mamadou, Nourdine Bourhane:  Le tribunal administratif renvoie l'audience à une date ultérieure © : HZK-LGDC

Le tribunal administratif a décidé de renvoyer à une date ultérieure l'audience sur l'affaire opposant les deux vice-présidents du régime Ikililou et la société CBE de l'entrepreneur Mahamoud Ali Mohamed.


Contre toute attente, la chambre administrative du tribunal de Moroni a décidé de renvoyer l'audience sur l’affaire opposant les deux vice-présidents du régime Ikililou à l'année prochaine sans arrêter une date fixe. Un renvoi qui n'a pas été motivée alors que les avocats de la défense ainsi que la partie civile se sont présentés le matin. Mais d'ors et déjà les soutiens de ces deux caciques du régime précédent organisent la riposte.

Tôt le matin où devait se dérouler l'audience, un comité de soutien s'était présenté dans la résidence privée de l'ancien argentier de l’Etat. L'autre prévenu dans cette affaire, l'ancien vice-président chargé de l'aménagement du territoire, Nourdine Bourhane a fait le déplacement dans le domicile de Mohamed Ali Soilihi, histoire de souder les rangs par un temps qui s'annonce orageux et apporter un soutien moral important dans une telle période. L'ancien vice-président et candidat malheureux aux dernières élections présidentielles a prévu une conférence de presse lundi prochain selon ses proches.  

Pour rappel, les deux anciens vice-présidents du régime précédent ainsi que l'ancien directeur des routes et le directeur de la société Colas ont été assignés au tribunal de première instance de Moroni par l'entreprise CBE représentée par son gérant Mahmoud Ali Mohamed. L'entrepreneur accuse les deux ténors de l'ancien régime ainsi le directeur des routes d'avoir accordé un marché de plusieurs milliards de francs à une société sans appel d'offres, en violation des textes régissant les marchés publics, notamment l'article 187 de la loi 11-027 du 29 décembre 2011 portant code de passation de marchés.

Il s'agirait des cinq marchés de 18 milliards qui auraient été « accordés dans l'opacité » à la société Colas. Des travaux de réfection et de renforcement des chaussés aussi bien à Ngazidja que dans l'île d'Anjouan. L'entreprise demande des réparations sur le profit au nom du principe de la concurrence. 

 

Maoulida Mbaé       

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)