Suite aux polémiques qui font rage ces derniers temps, accusant le régime en place de récupérer les Assises et les organiser à sa guise, le directeur de cabinet du président de la République a accepté de répondre pour tirer les choses au clair.
Le gouvernement tire veut son épingle du jeu. Devant la presse hier mercredi, le directeur de cabinet du chef de l’Etat a pris à parti les détracteurs du régime, notamment sur la question des assises nationales pour le bilan des 42 ans d’indépendance. Youssoufa Mohamed Ali ne prend pas de gants pour fustiger l’opposition. Pour lui, si la formation politique Mouroua et le Mouvement du 11 août ont préconisé les Assises, « c’est parce que le pays était dans une situation chaotique ».
« Le pays avait atteint un stade sans précédent à cause de ceux qui nous donnent des leçons aujourd’hui, dont l’ancien vice-président Nourdine Bourhane. Les deniers publics étaient détournés, le pays était plongé dans l’obscurité, pas d’hôpital… de telle sorte que le navire n’avait pas de commandant », a-t-il critiqué, sans état d’âme. Il s’en prendra à Mamadou mais encore une fois à Nourdine Bourhane lesquels, selon lui, agissaient à leur guise et d’avoir mis à l’écart leur collègue Fouad Mohadji.
« Il n’y avait pas de guide. C’est là que les comoriens se sont réveillés et ont pris conscience que ce modèle économique ne nous mènera nulle part et qu’il faut faire des Assises. Voilà la réalité ». Youssoufa Mohamed Ali a tenu à rappeler que les initiateurs des Assises se sont heurtés à l’indifférence de l’ancien régime. En effet, en fin de cycle de la tournante, Ikililou a fait la sourde oreille quand Ali Bazi et les siens prêchaient la bonne parole. « Ils n’ont aucune leçon à nous donner aujourd’hui », persiste-t-il, avant de faire un petit tour d’horizon sur les élections pour dire que grâce à la divine Providence le pays a évité de justesse une guerre civile.
Dans ces Assises qui « n’étaient pas dans le programme du candidat Azali (un message adressé à ceux qui pensent qu’il y a anguille sous roche, Ndlr), M. Youssoufa fait savoir que tout y sera discuté : les mercenaires, l’affaire Combo, la citoyenneté économique, le projet habitat, la justice, les problèmes économiques…
« On évoquera aussi la question de Mohamed Bacar. Pourquoi il a été chassé ? Mohamed Bacar avait voté Sambi. Il l’a accueilli deux fois. En réalité Sambi ne voulait pas une voix discordante. Il spoliait les îles de leurs prérogatives et a fait des gouverneurs tels des cadis, sans police », a-t-il chargé, avant de poursuivre : « On fera les Assises. Et chacun rendra compte de ses actes avant de demander pardon au peuple », martèle le directeur de cabinet.
Et de conclure « qu’il n’y aura pas de question tabou, et le débat sur la Tournante est un faux débat ». A entendre le directeur de cabinet du chef de l’Etat, la question de Mayotte occupera aussi une place prépondérante au cours des Assises qui devraient se tenir avant la fin de l’année.
Toufé Maecha
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SOILIHI Siradji-Eddine:
24/08/2017 à 12:29 PM
Annoncer des assises sans préciser l'ordre de jour conduit évidemment à toutes les imaginationsortes. Il s'était bien de définir une date de commencement des discussions et une date de fermeture sans oublier d'énoncer les sujets à aborder par ordre de tel jour à tel jour ( sous réserve d'éventuel temps supplémentaire accordé en fonction des besoins)....
EN AUCUN CAS CES ASSISES NE DOIVENT SE DONNER FORCE D'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE. .....