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des Comores

Audience reportée des deux vice-présidents L'Updc sort du silence et dénonce une plainte politique

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Audience reportée des deux vice-présidents   L'Updc sort du silence et dénonce une plainte politique © : HZK-LGDC

Une semaine après l'audience finalement reportée des deux anciens vice-présidents du régime Ikililou, l'Updc monte au créneau et dénonce une plainte à connotation politique. Les leaders de ce parti politique ont profité de l'occasion pour tirer sur le bilan du gouvernement.


Il a fallu une plainte déposée par l’entrepreneur Mahamoudou Ali Mohamed pour faire sortir l'Updc de Mohamed Ali Soilih, ancien vice-président et candidat malheureux aux dernières élections présidentielles de son état de liturgie. Dans une conférence de presse tenue hier lundi, les leaders de cette formation politique de l’opposition ont dénoncé une plainte à connotation politique.

« Nous avons voulu à travers cette conférence de presse attirer l'attention de l'opinion sur un certain nombre des clignotants qui prouvent que le gouvernement est en train de déraper sur certains dossiers, notamment les violations de l'état de droit », a déclaré Youssouf Boina secrétaire général de l'Updc.

M. Boina pour qui la plainte a été mal formulée, évoquant le principe de la continuité de l’Etat. Pour lui, la convocation « indue » faite aux deux anciens vice-présidents chargés des responsabilités de leurs ministères respectifs et qui ne sont pas aujourd'hui aux affaires, n'avait pas sa raison d'être. « Ils ont quand même été convoqués pour aller s'expliquer devant le juge sur des faits qui se sont passés dans l'exercice de leur fonction alors que conforment au principe de la continuité de l'État ce sont des ministres en exercice qui devaient répondre à ces questions », a-t-il dit, insistant que c'est une bavure énorme.

Quant à l'entrepreneur Mohamed Adamo et bras droit de l'ancien vice-président en charge des finances Mohamed Ali Soilih, il ne voit aucune anormalité sur un marché cédé au gré à gré. Très technique dans son argumentaire, l'ancien ministre sous le régime Djohar avance que ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement accorde à des entreprises un marché sans appel d’offres. Ce n'est ni une exception comorienne. Et lui de citer la réfection des routes de la capitale cédée aux chinois par le gouvernement Sambi pour 2,5 milliards fc. Ou la route Moroni vers Mvouni pour 4 millliards fc, un marché accordé à l'entreprise Turque Kulak.

« Quelle l'entreprise comorienne n'a pas un jour fait le gré en gré avec l'État depuis le départ de Bob Denard », a-t-il martelé, avant d'ajouter que même l'entreprise CBE en avait profité sur le régime Ikililou pour la route de Dzahani Tsidjé.

Les conférenciers ont profité de la tribune offerte pour tirer au vitriole sur le gouvernement, dénonçant des dérives, tels que « les licenciements abusifs en violation des textes de la fonction publique », a indiqué le secrétaire général de l'Updc, notant une violation du droit de travail. Et de conclure : « nous pensons que l'opinion doit se réveiller pour dire non à cette situation qui est précurseur de la dictature ».

 

Maoulida Mbaé

 

 


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