Les membres du conseil d'administration du projet AMIE volent au secours de la directrice et des employés du projet placé en détention, suite à l'acte de cambriolage dans le bureau dudit projet. Les membres du CA et l'avocat du projet disent s'étonner de la tournure des événements.
Comment l'on peut rapidement passer du statut de victime à celui d'accusé ? C'est la question que les membres du CA du projet AMIE et l'avocat dudit projet disent tenter en vain de comprendre depuis la mise en détention de cinq employés parmi lesquels la directrice exécutive du projet suite au cambriolage dont le projet est victime.
« On a choisi de rompre le silence aujourd'hui parce qu'on constate des dérives qui sont susceptibles de remettre en cause la réputation que s'est forgée le projet et ses clients », a d’emblée déclaré dans un point de presse Abdallah Said Attoumane, président du CA qui a retracé de bout en bout le film des événements depuis la découverte le matin de l'acte de vol, par la directrice et le dépôt d'une plainte à la brigade de recherche de la gendarmerie nationale.
M. Said Attoumane dit être étonné du fait que la directrice qui est allée de sa propre volonté faire la déclaration du vol, se trouve placée comme principale actrice de l'acte. « Nous sommes convaincus qu'elle et les employés placés en mandat de dépôt ne sont pour rien dans cette affaire. Nous travaillons des années avec eux sans que nous ayons un indice d'un acte de malversation alors qu'ils ont des centaines de millions à gérer », a-t-il fait savoir.
« Ce qui nous surprend c’est qu'après avoir déposé la plainte, elle (la directrice du projet : ndlr) se voit tout de suite placé en garde à vue », a renchéri Me Mahamoud, avocat du projet qui ajoute avoir des « suspicions » sur la détention de ses clients. L'avocat revient sur le litige qui a tant opposé l'Union des chambres de commerce et l'agriculture et le projet AMIE sur la paternité du projet « oser entreprendre ». Un projet destiné à financer des projets des jeunes désirant se lancer dans l'entrepreneuriat.
« Je suis inquiet pour plusieurs raisons, a-t-il dit, je vois une différence entre les employés qui travaillent jusqu'à certaines heures et le gardien qui prend le relève ». Et lui de continuer : « On attend recevoir une copie du dossier pour bien préparer la défense ». Il faut noter que l'attitude du gardien qui dit n'avoir rien vu ni entendu, dixit, le président du CA est pointé du doigt par tous les intervenants.
Pour rappel, il y a trois jours le bureau du projet AMIE a été victime d'un cambriolage. Le coffre fort a été défoncé et les cambrioleurs seront repartis avec tout l'or placé en gage dont l'avocat s’est gardé de dévoiler la valeur exacte. Les malfrats semblent s'être introduits par la fenêtre à l’arrière du bureau où a été placé le coffre fort. A l'heure actuelle l'enquête suit son cours.
Maoulida Mbaé
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