Ce lundi, une cérémonie sera organisée dans un hôtel de la place, pour célébrer un demi-siècle de relation diplomatique entre les Comores et la Fédération de Russie. Les autorités comoriennes seront présentes pour honorer l’invitation de l’Ambassade de Russie, qui sera représentée par son numéro deux, le chargé d’Affaires Alexeï Buriak. En prélude à cette cérémonie, le diplomate Russe a reçu un certain nombre de media de la place, pour une discussion informelle avant un point de presse qui aura lieu juste après la cérémonie, pour évoquer les avancées obtenues lors de la dernière année, notamment sur le dossier de l’ouverture de l’Ambassade russe à Moroni.
Ça sera un point de bascule dans les relations russo-comoriennes. L’ouverture d’une Ambassade russe à Moroni va faire franchir les relations entre les deux pays un palier plus important. Pour les diplomates russes, l’ouverture d’une Ambassade aux Comores ne doit pas être perçue comme un signe d’hostilité envers qui que ce soit. Pour eux, elle rentre dans la nouvelle politique de Moscou en Afrique : « Notre présence aux Comores ne doit pas être vue comme une menace pour quelques pays que ce soit. Nous cherchons tout simplement à renforcer notre partenariat avec les Comores », nous fait savoir le diplomate russe. En disant cela, Alexeï Buriak fait sans doute allusion à la position de la France, qui pourrait ne pas voir d’un bon œil la présence russe dans une zone jadis considérée comme son pré-carré. Et ce dernier de continuer sur les appréhensions de la France sur les intentions russes. « Jamais la Russie n’a été une menace pour la France. Bien au contraire… ».
Au cœur d’une tension diplomatique avec les Comores, sur son occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte, la France se serait passée volontiers de cette présence russe et le soutien indéfectible de Moscou pour le retour de Mayotte dans son giron naturel. Une position répétée, le 20 janvier dernier lors d’une conférence de presse du ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov. « La France continue, malgré les résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU, de retenir l’île de Mayotte qui selon toutes les décisions de l’Organisation mondiale fait partie de l’État des Comores ». Entre 2025 et 2026, ce sont en tout sept nouvelles ambassades russes qui seront ouvertes en Afrique. Une façon pour Moscou de marquer son retour en force sur un continent qu’elle avait délaissé au lendemain de l’effondrement du bloc soviétique en 1991, entrainé deux ans auparavant par la chute du mur de Berlin en 1989.
Pour Buriak, toutes les options en matière de coopération sont ouvertes aux Comores, mais cela doit se faire sur la base d’un partenariat « win-win », comme disent les Anglais. « Avec les Comores, ça sera un partenariat gagnant-gagnant, basé sur l’égalité, le respect mutuel tout en respectant la souveraineté des Comores ». Pour le diplomate, l’ouverture d’une ambassade russe à Moroni sera aussi l’opportunité pour les Comoriens de découvrir davantage la culture russe, à travers l’ouverture d’une Maison Russe, qui va permettre aux Comoriens d’apprendre entre autres, la langue russe, la civilisation … et tant d’autres aspects de l’histoire russe qui est l’une des plus riches au monde.
Imtiyaz
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