Le ministre des affaires étrangères, Dhoulkamal Dhoihir se trouvait en tournée dans le Nyoumakelé pour une initiative dite « diplomatie intérieure ». Samedi dernier, il a rencontré les cinq maires de la préfecture de Nyoumakelé, celui de Moya ainsi que Vouani. Une longue réunion d’échanges qui a porté sur des projets communs entre les communes pour se soutenir.
La région du Nyoumakelé n’est pas choisie au hasard par le ministre. C’est le berceau de la pauvreté du pays mais qui possède des atouts naturels très riches comme la terre cultivable et le climat frais. C’était l’occasion de rencontrer les maires de cette grande région et échanger sur plusieurs sujets. « Nous savons que les maires sont les représentants des régions les plus proche de la population. Cette diplomatie intérieure est un engagement qu’on a pris à notre arrivée au poste, dit-il. Nous devons valoriser les atouts intérieurs avant d’aller vendre les grands projets communaux à l’extérieur. Notre processus est un grand chantier pour l’intérêt général via la coopération ».
Le chef de la diplomatie comorienne a lancé cette initiative de diplomatie intérieure depuis le jour qu’il a ouvert officiellement le bureau de la légalisation des documents à Anjouan, dans les locaux de la chambre de commerce de Ndzouani. « L’union fait la force est une devise qui est très favorable dans la réalité insulaire et surtout communale. Nous attestons que l’initiative du ministre Dhoulkamal est un leitmotiv pour le développement de nos régions », avance le maire de Moya tout en précisant que l’idée de la diplomatie intérieure vise selon lui « à réunir les potentiels des communes dans des projets communs, touristiques et/ou agricoles».
Cette tournée est «fructueuse» selon l’indique le porte-parole de l’association des maires d’Anjouan, Mohamed Abdou Nassim. A Adda, il a rencontré la jeunesse pour des échanges politiques et sociaux. « Nous estimons que le ministre a des oreilles attentives. La jeunesse ne veut qu’une ouverture et égalité des chances en matière diplomatique (bourses d’études, opportunités d’aller travailler à l’étranger et bénéficier de cette initiative dite de diplomatie intérieure, ndlr) » souligne un jeune avant d’insister que « le chômage bat son plein ici et le potentiel y est comme dans tous les autres coins de l’archipel, malheureusement il manque un accompagnement ».
Nabil Jaffar
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