L’Union des Comores a donné son accord à l’ouverture d’une ambassade russe à Moroni le jeudi 24 mars dernier, marquant ainsi une avancée significative dans les relations bilatérales entre les deux pays. Cette décision a conduit le directeur de cabinet du chef de l’État à s’exprimer sur la question. Parallèlement, le gouvernement comorien réaffirme sa position contre tout projet d’intégration de Mayotte au sein de la Commission de l’Océan Indien (COI), en insistant sur le respect du cadre juridique qui régit l’institution régionale.
Le ministère des Affaires étrangères de l’Union des Comores a officiellement approuvé, le 24 mars, la demande de la Fédération de Russie d’établir une ambassade à Moroni. Cette initiative vise à renforcer la coopération entre les deux nations et à ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat. Lors d’un entretien accordé à Al-Watwan et à l’ORTC le vendredi 28 mars, Youssoufa Mohamed Ali, directeur de cabinet du chef de l’État chargé de la Défense, a souligné que l’ouverture de cette ambassade constitue « une suite logique de la coopération » entre les Comores et la Russie, ajoutant que « tous les pays amis sont les bienvenus ».
Concernant les discussions sur une éventuelle intégration de Mayotte au sein de la Commission de l’Océan Indien (COI), Youssoufa Mohamed Ali a qualifié ce sujet de "faux débat". Il a rappelé que la COI est une organisation intergouvernementale composée d’États souverains, précisant que « Mayotte n’est pas un État » et que « l’Union des Comores, en tant que membre, y inclut naturellement Mayotte ». Il a invité ceux qui alimentent cette controverse à se référer aux textes fondateurs de la COI afin de mieux comprendre le cadre juridique en vigueur.
Interrogé sur le renforcement de la base navale française à Mayotte, le directeur de cabinet a affirmé que cette question appartient au passé, rappelant l’abandon par la France du projet de construction d’une seconde base militaire sur l’île. Il a souligné que les Comores et la France collaborent étroitement sur diverses questions sécuritaires afin de relever les défis liés à la sécurité maritime dans le sud de l’océan Indien. Selon lui, les deux pays disposent d’un cadre de discussions au plus haut niveau, permettant d’aborder avec responsabilité et respect mutuel les sujets d’intérêt commun.
Mohamed Ali Nasra
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