C’est un euphémisme que de dire que les élections du 14 janvier dernier ont été le grand bordel. Pire ça été un véritable chienlit pour paraphraser le Général de Gaulle. Le pays continue à payer les conséquences de cette bêtise humaine par une quasi-paralysie des activités du comorien. Les écoles étaient fermées, les administrations ne fonctionnaient qu’à moitié et certains commerces ont baisé le rideau par peur d’actes de vandalisme.
Jamais le vol électoral n’aura atteint des sommets que lors des élections du président de l’Union et des gouverneurs des iles le 14 janvier dernier. Les magouilles lors des élections n’est pas l’apanage des comoriens. On peut même dire que c’est intrinsèque aux hommes politiques comoriens que de chercher à manipuler les urnes quel que soit leur nature. Avec l’avènement de l’internet et des réseaux sociaux, le phénomène a pris de l’ampleur car tout se vit en direct. Les comoriens l’ont vécu à leur dépends lors des dernières élections. Dans certains endroits, le phénomène a été plus saisissant qu’ailleurs. A Adda, dans la région de Nyumakele, l’histoire est rocambolesque. Un président de l’un des bureaux de vote de la grande ville de Adda en concertation avec les autres MBV et les mandataires ont eu l’ingénieuse idée d’organiser un bourrage d’urnes en toute équité, mais ce dernier s’est retourné contre le président du bureau.
Youssouf Anli connu sous le surnom de Jenaro est actuellement en fuite. Il serait activement recherché par les caciques du parti Juwa pour fraude électorale. Avec une participation très faible dans le bureau de vote, les membres du bureau se sont mis d’accord pour que chacun à son tour puisse verser à son candidat 50 bulletins dans l’urne. Une violation des lois (constitution, code électoral) organisée qui respecte l’équité entre les candidats peut-on dire. Quand Youssouf Anli le bien nommé Jenaro s’apprêtait à commettre son forfait à la suite des autres, un petit farceur de l’autre camp (JUWA) l’a filmé et diffusé sur les réseaux sociaux. Depuis, le jeune est en fuite car recherché pour bourrage d’urnes en faveur des candidats de la mouvance présidentielle.
On peut dire que tout le monde n’a pas le même Karma que le Maire de Fomboni, pris en flagrant délit de bourrage dans les locaux même de la Mairie. Il a juste eu droit à quelques remontrances et autres bousculades des électeurs présents aux alentours avant que les forces de l’ordre ne l’exfiltre du bureau de vote sous les huées de la foule. « honte à vous, voleur de votes », ont scandé des badauds à sa sortie.
Imtiyaz
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