L’élection pour les collectivités locales ne mobilise pas grand monde. Ouverte depuis une dizaine de jour, la campagne pour les troisièmes élections communales de l’histoire du pays passe carrément inaperçu aux yeux d’une population occupée par un quotidien de plus en plus difficile, exacerbée par le black-out forcé que la capitale est en train de subir depuis des semaines.
En réalité les communales dans le calendrier des élections doivent être les les plus importantes pour la population, car c’est celles qui impactent directement leur quotidien. Malheureusement aux Comores, ce vrai moment de débat entre les futurs élus et les électeurs n’est pas à la hauteur des enjeux. N’empêche que quelques têtes de listes se distinguent sur le terrain par une campagne de proximité qui semble attirer de plus en plus de monde.
Tête de liste de Moroni Mpya, Jean Mone Ahmed ancien adjoint à la mairie de Moroni, sillonne la capitale du nord au sud à la rencontre des électeurs. Au cours de ces tournées, l’élu de Moroni profite pour étaler son programme : « Normalement les écoles primaires sont sous la supervision des communes. Malheureusement la commune de Moroni s’est totalement désengagée dans ce domaine. Nous on va faire en sorte de s’investir de nouveau dans les études primaires. Nous allons travailler en collaboration avec les chefs d’établissements pour voir comment on peut les accompagner dans l’amélioration de la qualité de l’éducation de nos enfants. »
Quant au maire sortant, Abdoulfatah Saïd, il continu de défendre bec et ongle son bilan des deux dernières années. « Aujourd’hui, les employés de la communes peuvent s’en orgueillir de posséder chacun un compte en banque, et qu’ils ont la possibilité à l’instar des fonctionnaires de l’Etat de pouvoir demander des prêts auprès des banques de la place » avait-il l’autre jour dans un meeting au nord de la capitale (Sahara). Et ce dernier de rajouter sur la gestion des marchés: « Grace à nos efforts, les vendeurs de nos marchés publics possèdent des cartes qui leur permettent d’aller payer directement les impôts à la banque, ce qui nous permet d’avoir une traçabilité sur nos finances. »
C’est dans ce même quartier du nord de la capitale, que le candidat du CRC, Mohamed Ahamada Assoumani a lancé officiellement sa campagne. Il a promis des emplois pour la jeunesse mais aussi de la lumière. « Nous allons faire revenir les lampadaires dans la capitale. Il n’est pas normal que notre capitale tombe dans le noir dès que la nuit tombe » a-t-il promis sous les applaudissements de ses soutiens. Fonctionnaire aguerri, Mohamed Ahamada tout juste retraité de la fonction publique veut mettre son expérience de ces trente dernières années au service de la capitale pour lui redonner ses lettres de noblesses.
Imtiyaz
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