A l'unanimité, les représentants de la Nation ont adopté la loi des Finances au titre de l’année 2021. Selon le ministre des finances, les recettes pour l'année prochaine sont projetées à 107 milliards de francs comoriens dont 55 milliards de recettes publiques contre 41 milliards en 2020, pendant que les dépenses publiques sont de l'ordre de 54 milliards contre 53 milliards en 2020.
Hier mercredi 16 décembre, l'Assemblée nationale a procédé, comme une lettre à la poste, à un vote solennel sur le projet de loi de Finances pour l’année 2021. Lors de son exposé des motifs, le ministre des finances, Saïd Ali Said Chayhane précise que les recettes sont en hausse par rapport à 2020. D’après lui, les recettes pour l'année prochaine sont projetées à 107 milliards de francs comoriens dont 55 milliards de recettes publiques contre 41 milliards en 2020, pendant que les dépenses publiques sont de l'ordre de 54 milliards contre 53 milliards en 2020. « On peut noter que le solde global enregistre un déficit de l'ordre de 12 milliards », lit-on sur le rapport lu avant le vote. « Nous envisageons un niveau de réalisation légèrement supérieur à 41 milliards de KMF, soit une projection de réalisation des recettes de l'ordre de 75% des prévisions budgétaires initiales », poursuit-il.
Le ministre montre que malgré un contexte international et national fortement dépendant de l'évolution de la crise sanitaire liée à la Covid-19, les prévisions budgétaires de 2021 anticiperont une situation favorable à la reprise rapide des activités économiques nationales. « Celle-ci devrait être favorisée par deux leviers importants à savoir le mois de ramadan ainsi que les festivités de l'Ide el Fitr qui sont prévues pour le premier semestre 2021 (avril-mai) ainsi qu'une prévision de reprise des festivités liées aux mariages coutumier et par ricochet une reprise de la consommation », avance l’argentier de l’Etat.
Pour ce qui est des dépenses, sur une prévision initiale de 64,247 millions de KMF, celles ordonnancées au 30 juin 2020 s'élèvent à 19,634 millions de KMF, soit un taux de réalisation de l'ordre de 30,56%. Toutefois, ce niveau de réalisation des dépenses atteint plus de 52% sous l'effet de la prise en charge des dépenses liées à la lutte contre la Covid-19. Mais au-delà, la réalisation de la loi des finances 2021 devrait surtout bénéficier d'un climat politique apaisé, la mise en place de toutes les institutions prévues par la révision constitutionnelle de 2018 étant arrivée à son terme d'une part. Cette réalisation va aussi s'appuyer, d'autre part, sur les réformes envisagées notamment en matière de modernisation du processus de collecte et de sécurisation des recettes ainsi que de gestion de la dépense publique.
Par ailleurs, le projet de loi ambitionne d’assurer la relance progressive des activités économiques, la régularité de paiement des salaires, et la réalisation d'un taux de croissance à 3,8%, l'accroissement des investissements publics et l'intensification des travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures économiques stratégiques, une maîtrise de l'inflation à moins de 3%, et une pression fiscale estimé 10% etc.
Ibnou M. Abdou
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