La Gazette

des Comores

Le chef de l’Etat demande le concours des banques pour le développement du pays

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Le chef de l’Etat demande le concours des banques pour le développement du pays © : HZK-LGDC

Le président de la République a reçu les banques de la place mardi dernier. Azali Assoumani a demandé aux banques de considérer l’Etat comorien comme un client comme les autres.


Le président de la République a reçu mardi dernier les banques de la place. Lors de cette rencontre, le président a annoncé aux banquiers sa volonté de mettre ce pays sur les rails du développement et reste convaincu que cela ne peut se faire sans l’implication des banques locales d’une manière dynamique.

« Je veux que les banques de la place considèrent désormais l’Etat comorien comme un client comme les autres  et l’Etat va venir emprunter auprès des banques pour financer le développement », a déclaré Azali Assoumani.

Pour faciliter le développement du pays et l’arrivée des investisseurs étrangers dans le pays, le président de la République appelle les institutions financières à faciliter les procédures des partenaires internationaux. « Nous devons faciliter les procédures des partenaires internationaux qui ont manifesté un intérêt pour le développement des Comores et qui passeront par les banques pour le transfert de fonds », poursuit-il.

Le locataire de Beit Salam souhaite une compétitivité positive entre les banques et s’engage sur la voie de l’émergence et cela comporte des règles. Et il s’engage à respecter ces règles et à les faire respecter.

Quant aux banquiers, ils sont sortis satisfaits de cet entretien et acceptent d’accompagner l’Etat sur la voie du développement. Mais elles n’ont pas manqué de soulever le problème de la justice et des compétences sur certains dossiers. Ils trouvent par ailleurs que la réglementation des banques faite par la banque centrale est bonne même si certaines dispositions sont difficiles à appliquer aux Comores.

Les établissements bancaires se plaignent de plus en plus de la difficulté à recouvrer leurs créances auprès des clients dont l’encours des crédits accordés dépasse les 10 milliards. Un obstacle essentiellement lié aux lenteurs de l’appareil judiciaire dans l’exécution des jugements.

Mohamed Youssouf

 

 


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