Une année c’est long, mais aussi court si l’on veut la mesurer dans l’histoire d’un pays. Pourtant, les stigmates du 14 janvier 2024 ne sont pas encore tous effacés (émeutes après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle) que le pays peut, dans 3 jours, faire face à un nouveau risque de crise post-électorale.
Cette fois, il y a une chose qui ne doit pas arriver. C’est l’effet de surprise. En janvier 2024, malgré une fin de campagne très violente dans les propos des leaders politiques tous bords confondus, les services de sécurité n’avaient pas suffisamment pris de recul pour mesurer les possibles débordements qui surviennent après toute élection. Cette fois, nous espérons qu’il n’y aura pas de manifestations post-électorales, mais que les forces de maintien de l’ordre sauront les circonscrire le cas échéant. Ce qui est sûr c’est que, comme en 2024, le discours n’a pas évolué d’un iota. C’est toujours la défiance entre acteurs politiques du pouvoir et de l’opposition.
Les candidats du pouvoir continuent à croire et à véhiculer le discours d’un KO gagnant dès le premier tour, le fameux « gwa ndzima », ceci en se basant sur la mobilisation des militants de plus en plus nombreux à en croire leurs chiffres véhiculés ici et là. Dans le Mbadjini par exemple, les candidats du régime peuvent compter sur leur base mais aussi sur les nouveaux adhérents recensés au mois de mai dernier au nombre de 1600 nouveaux membres qui ont pris une carte du parti, à en croire une publication sur la page facebook de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC). C’est ce même discours qui avait été entonné durant la campagne de la présidentielle avec le chiffre de 31 000 nouveaux adhérents, qui avait été fortement contesté par les opposants.
Du côté de l’opposition, c’est aussi l’appel à la mobilisation des militants qui prime. L’autre jour dans un meeting au sud de la capitale, l’ancien ministre de l’intérieur et leader du parti Orange, Mohamed Daoudou alias KIKI a appelé même ceux qui seraient rappelés par dieu le jour du vote à retarder l’échéance, pour au moins pouvoir glisser leur bulletin dans l’urne, c’est dire l’enjeu et l’importance de ces élections. De son coté, celui qui fait office de porte-parole de l’opposition depuis des années, Abdourazak Razida, a appelé les électeurs du Hamanvu à se mobiliser en masse pour empêcher le président Azali d’atteindre le nombre de vingt cinq (25) députés à l’Assemblée Nationale, chose qui va lui permettre de modifier la constitution pour instaurer un pouvoir héréditaire. Des soupçons de plus en plus rependus dans l’opinion.
Imtiyaz
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