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des Comores

Législatives : Tourqui Chams Eddine : « Je vise à professionnaliser le sport »

Législatives :  Tourqui Chams Eddine : « Je vise à professionnaliser le sport » © : HZK-LGDC

A quelques jours des élections législatives, Tourqui Chams Eddine, candidat indépendant se présente aux élections pour se battre « pour la jeunesse et la femme ». Une fois élu député, il compte « professionnaliser le sport », qui est devenu aujourd’hui un facteur de développement humain et économique.


Question : Quelle a été votre motivation pour participer aux élections législatives de 2020 ?

Tourqui Chams Eddine : La 15eme circonscription est celle qui m’a vu naître. Il m’a paru naturel d’y être un électeur et si Dieu le veut son député en 2020. C’est surtout une chance qui m’est offerte d’apporter mon expérience en toute humilité et honnêteté à cette ville de Moroni qui rassemble tous les Comoriens et au-delà. Notre ville est la capitale qui accueille les Comoriens des quatre îles, mais aussi des natifs de l’Océan Indien dont nos voisins de la Tanzanie. Une grande communauté indienne, née et vivant aux Comores et des nombreux ressortissants (étrangers) à travers les représentations diplomatiques ou entrepreneuriales. J’ai à cœur et pour mission de répondre à leurs préoccupations en apportant des solutions concrètes aux problématiques du quotidien.

Tout d’abord, je considère que c’est une chance, une belle opportunité qui nous est donnée de pouvoir proposer à la jeunesse comorienne, une voix qui va dans le sens du développement. Je souhaite incarner un espoir pour cette jeunesse qui me semble de plus en plus perdue et qui n’a pas de repère. Il faut un discours qui les capte et qui va dans leurs espoirs et leurs attentes. Mon ambition, c’est de pouvoir à travers ces élections parler à cette population et cette catégorie parce qu’elles constituent l’espoir de ce pays.

Question : Quel est votre point de vue par rapport à la précédente législature ? 

TCE : Je dirais qu’il y a eu des hauts et de bas. Je pense qu’il y a beaucoup de choses qui auraient pu être faites, et qui ne l’ont pas été. Peut-être le contexte politique a-t-il fait que pendant ces trois dernières années, les gens étaient plus focalisés sur les conflits qu’aux lois électorales et à la Constitution. Et à toutes ces problématiques qui finalement ne sont pas au cœur des vrais problèmes en tout cas qui intéressent la population, je pense qu’on est passé un peu à coté de l’essentiel notamment le fait de pouvoir engager des véritables reformes qui auraient pu contribuer à modifier profondément notre société et à amorcer quelque part un vrai développement et un décollage comorien.

 Question : Quel est votre projet phare une fois élu député ?

TCE : Il y a beaucoup de projets. Nous sommes en train de travailler avec une dizaine de proposition de lois. Et ce sont des lois qui vont contribuer à reformer profondément notre pays. À mon avis, ce sont des lois qui vont s’ouvrir à un clivage traditionnel, car elles s’intéressent au quotidien. Trois domaines constituent ma priorité : la jeunesse à travers l’entreprenariat, la culture et le sport. Compte tenu des besoins sportifs, je vise à professionnaliser le sport car il constitue un véritable potentiel en termes de développement humain et économique. Je consens à relever ce défi pour donner un cadre qui soit adapté à la réalité et aux besoins de notre population. Pour la culture, je vais m’engager sur la loi des associations car elle  est obsolète. Et on ne sait plus si on est dans la loi de 1901 ou de1986.

Question : Avez-vous la foi à l’émergence prônée par le président de la République ?

TCE : Très sincèrement, je peux le dire. Je pense qu’il faut y croire. L’émergence est un concept qui n’est pas que comorien contrairement à ce que les gens pensent. Le président de la République a eu le mérite de s’approprier cette vision d’émergence. Mais c’est quelque chose qui date depuis 2015 dans le cadre de la SCADD2. Le chef de l’Etat, dès son arrivée au pouvoir a décidé de s’en approprier. Dans ce cadre, on peut aller plus loin. Les ambitions sont là mais il faut se donner les moyens.

Propos recueillis par Andjouza Abouheir

Qui est Chams Eddine Tourqui ?

Candidat indépendant aux élections législatives à la 15e circonscription (Moroni Sud), Tourqui Chams Eddine est né à Moroni où il a effectué une partie de sa scolarité. Père de 3 enfants, il a un parcours classique qui l’a mené dès l’obtention de son baccalauréat en France à suivre des études en économie. Après des études supérieures en France, à Madagascar  et à Maurice, il est retourné aux Comores. Depuis 2002, il a dans son parcours professionnel et social toujours placé le citoyen comorien plus particulièrement les femmes et les jeunes au cœur de ses préoccupations de ses projets et de son engagement. Il a été un des artisans du succès de la Meck Moroni, qu’il a dirigée pendant 12 ans avec fierté. Il a œuvré avec beaucoup d’autres à faire de cette institution la première organisation financière du pays. Sa suppléante Samra Bacar Kassim a, elle aussi, fait partie de cette belle aventure.

 


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