A l’issue des 100 premiers jours d’Azali Assoumani à la tête du pays, l’opposition brise enfin son silence et « exige la réintégration de plus de 2000 jeunes agents des établissements publics et parapublics, licenciés sans procédure ni motif légitime ». Même si elle n’est pas encore solidement formée, l’opposition, constituée par la coalition des candidats Mohamed Ali Soilihi et Mouigni Baraka Said Soilihi, a décidé de sortir de sa tanière, 5 jours après le cap des 100 jours d’Azali Assoumani à la tête de l’Etat.
Dans une déclaration écrite le 8 septembre, mais qui selon toute vraisemblance n’a été rendue publique que ce mercredi, la coalition Mamadou et Mouigni Baraka exige, haut et fort, « la réintégration de plus de 2000 jeunes agents des Etablissements publics et para-publics licenciés sans procédure ni motif légitime ». Azali Assoumani, aussitôt investi président, a licencié des milliers de jeunes car « recrutés pour des raisons électoralistes » mais aussi et surtout pour alléger la masse salariale.
L’ironie de l’histoire, aussitôt ces jeunes écartés, leurs places furent occupés par d’autres. Une situation qui n'a pas échappé à l’opposition. « Plus inquiétant est l’engagement de la masse salariale de la fonction politique suite au nombre important des membres du gouvernement, des conseillers du président et d’autres recrutements récents faits en contradiction totale avec les motifs invoqués et irréguliers des jeunes », li-t-on sur ladite déclaration.
De même, l'opposition dénonce « le népotisme, le favoritisme et l’obligation érigés en mode de gouvernance ». La question des jeunes licenciés ne fut pas l’unique sujet abordé. La baisse soudaine des prix des denrées de première nécessité, sans concertation ni mesure d’accompagnement, qualifiée de mesure d' « échec », la hausse inquiétante du taux de chômage « aggravé » par le licenciement de plus de 2000 jeunes, toutes ces observations mèneront l’opposition à une première conclusion : la nouvelle équipe dirigeante semble à bout de souffle, manque d’imaginations, d’initiatives et d’inspirations pour répondre aux attentes du plus grand nombre.
La coalition autour de Mamadou et Mouigni Baraka, dans son communiqué, exprime sa vive préoccupation face aux violations répétées aux règles constitutionnelles en matière budgétaire, aux droits des travailleurs ; refuse la fatalité de la crise économique et sociale aggravée par les mesures prises par le Gouvernement et surtout, exige la "réintégration de plus de 2000 jeunes agents des Etablissements publics et Para Publics licenciés sans procédure ni motif légitime".
Toufé Maecha
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