L'épouse du gouverneur de l'île de Ngazidja déplore la faible représentation dans les postes de décision et aussi dans le monde des affaires. C'est ce qu'elle avait entre autre déclaré lors du lancement officiel du projet multisectoriel d'assistance technique et de renforcement des activités dans le domaine du genre à Madagascar et aux Comores.
Parlant au nom de la femme comorienne, l'épouse du gouverneur Hassani Hamadi fait un constat saisissant sur la situation du genre dans son pays. La femme comorienne qui constitue d'après elle la force vive du développement durable des Comores à travers son rôle d’éducatrice de l’enfance et du foyer, mais aussi de son rôle de productrice de produits alimentaires dans les champs pour nourrir la famille et la population en général.
« Et pourtant, cette femme est souvent oubliée par la classe politique et les principaux partenaires au développement, car la femme comorienne n’occupe qu’un poste de décision sur 10 et ne dirige qu’environ 5% des grandes entreprises comoriennes », a-t-elle regretté, remerciant au passage la Commission de l’Océan Indien et ses partenaires qui ont lancé ce projet de promotion de la femme malgache et comorienne.
Et elle de présenter en sa qualité de première dame de l'île les trois programmes qui sont censés contribuer à l’élimination des 3 principaux obstacles à l’émancipation et à l’émergence d’une classe féminine entrepreneure aux Comores à savoir : l’obstacle des femmes à accéder à la qualification pour faciliter le transfert des technologies en faveur des femmes, l’obstacle des femmes à accéder au crédit pour favoriser le financement des projets bancables des femmes et l'obstacle des femmes à accéder à l’emploi et aux revenus, afin de faciliter l’intégration de la femme dans les institutions familiales et publiques de prise de décision.
Pour convaincre, elle parle de son expérience en matière d'entrepreneuriat avec son école technique et professionnelle « ECOLE CODCOM » qui reçoit le soutien des partenaires multiformes. L'école forme, en majorité, des jeunes filles déscolarisées aux métiers de cuisine, de restauration, d’hôtellerie et du tourisme : « sur un effectif de 100 jeunes déscolarisés formés à raison de 2 sessions de formation par an, nous accompagnons ces jeunes à l’accès à un stage d’application et à l’emploi. En moyenne, 85% des jeunes formés sont insérés dans l’économie en créant surtout leur propre emploi », a-t-elle fait savoir.
Et de continuer : « à partir de mon expérience, je suis totalement convaincue que la formation professionnelle par apprentissage et/ou en alternance des métiers à Haute Intensité de la Main d’œuvre (HIMO) tels que les métiers agricoles qui occupent plus de 90% des femmes, de l’hôtellerie et du Tourisme, du Bâtiment, de la petite industrie ».
Maoulida Mbaé
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Anthoumane Aboubacar Boinariziki:
28/07/2016 à 11:01 PM
La participation la femme comorienne dans le développement de son pays est certes une bonne chose car elle constitue un des éléments important qui permettront l'essor du développement et de l'économie de notre pays.Mais cette participation doit être adaptée tout en tenant compte de l'évolution des mentalités et du respect de nos costumes et nos traditions. L'approche genre dans notre pays n'a jamais été mal pris aux yeux de l'ensemble des comoriens, ce qui pose et posera des problèmes c'est le copier-coller de ce qui se passe à l'occident. Pourquoi ne pas faire comme en Indonésie,par exemple l'implication de la femme dans les forces de l'ordre. Cette femme là occupe une place très importante, mais regardez comment elle s'habille,. Est-ce qu'elle se comporte comme la femme comorienne? Aujourd'hui la femme comorienne a les mêmes droits que l'homme en parlant de la constitution comorienne, elle convoite même la magistrature suprême. Mais il se trouve qu'elle n'arrive toujours pas à faire une percée rapide comme il se doit pour qu'elle puisse occuper les mêmes places que l'homme. Elle aura toujours du mal si l' échiquier politique (infrastructure) n'est pas bien organisé et ne tient pas compte des réalités du pays (culture, religion...) pour définir enfin qui fait quoi et comment? Demandons nous pour quoi les chinois devancent le monde en matière de développement économique?