La Gazette

des Comores

Politique: Le parti Mouroua dit non aux élections législatives et communales de 2020

Politique: Le parti Mouroua dit non aux élections législatives et communales de 2020 © : HZK-LGDC

Le parti Mouroua a publié mardi dernier une déclaration relative aux élections législatives et communales de janvier et février 2020. C’est avec fermeté qu’il conteste la tenue d’élections « fantômes dont le résultat est connu d’avance » et profite de l’occasion pour lancer un appel à la mobilisation de la diaspora pour la restauration de l’Etat de droit.


Le parti MOUROUA, après avoir longuement fustigé le régime du président Azali qu’il qualifie « d’illégitime » et analysé les crises institutionnelles, politiques, sociales et économiques que traversent les Comores, s’est publiquement prononcé dans une déclaration datée du mardi 05 novembre, contre la tenue des élections législatives et communales de janvier 2020. Conscient de la stratégie de ce gouvernement par « les assises qui ne tenaient pas debout », ce parti s’oppose à toute « manœuvre visant à légitimer l’appropriation du pouvoir exécutif, législatif et judiciaire » par le pouvoir d’Azali.

« C’est avec fermeté que le parti condamne ce régime dictatorial qui ne respecte nullement l’état de droit », peut-on lire dans ce communiqué qui rejette par ailleurs « toutes actions  visant à organiser des élections fantômes sans la mise en œuvre des reformes constitutionnelles ».

Ce dernier fait appelle à la mobilisation de la diaspora comorienne à renforcer l’unité et la solidarité pour promouvoir un état démocratique, et au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Le Mouroua a lancé également un appel aux forces démocratiques nationales et internationales à s’unir pour exiger la constitution immédiate d’une Commission internationale d’enquête indépendante et impartiale, en vue d’établir la vérité sur la mort violente des militaires et civils, dans le camp militaire de Kandani le 28 mars dernier.

Le MOUROUA déplore « les actes d’intimidations » en accusant le pouvoir actuel « d’assombrir les perspectives d’un retour à un cadre démocratique apaisé, par la voie d’un dialogue aussi tronqué qu’à sens unique ».

Andjouza Abouheir

 

 


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