A l’approche du 26 mai prochain, les spéculations vont bon train. C’est à cette date là que le président Azali Assoumani est censé céder le pouvoir à un natif de l’île d’Anjouan, selon l'opposition. Et ce jour là, des activités sportives, culturelles et des formations sont prévues dans plusieurs coins de l'île.
Dans le débat public, la réaction de maître Fahmi Saïd Ibrahim sur la constitutionnalité du mandat d'Azali jusqu'en 2024 est soutenue par une partie des jeunes. « Un juriste de haut niveau a tout dit. Je reprends la phrase de Fahmi Saïd Ibrahim et je répète que le mandat d'Azali ne souffre d'aucune crise de constitutionnalité », souligne Halifa Ahmed Abdallah, jeune acteur de Bambao Mtsanga et militant actif des associations culturelles. Pour les institutions professionnelles, ce jour là ne serait pas férié et le programme est plein. « J’organise une grande formation qui accueillera toute l'île. Ce 26 mai est un jour ordinaire comme les autres », avance Fayal Mohamed, directeur régional de l'ANPI.
Du côté sportif et culturel, la journée est bien pleine. Une finale d'un tournoi de Handball se tiendrait à Mutsamudu avec d'autres festivités. « On tient la finale de notre tournoi ce mercredi 26 mai. Nous devons jouer cette finale depuis, mais les restrictions de la Covid-19 ne nous rendent pas la tâche facile. On la joue et il y aura beaucoup de démonstrations culturelles », indique Inoussa Houmadi, organisateur du tournoi et membre de l'arbitrage. Certains préfèrent jouer le Wait and see. « No comment », dit Musbah M'dama, un notable très influent et ancien cadre de la SNPSF.
De son côté, l'opposition persiste et signe sur son combat contre la « dictature ». « Si la population peut se mobiliser comme cette ruée humaine qui avait occupé les rues de Mutsamudu les 4 derniers jours du mois de Ramadan, cette foule pourrait bien jouer en faveur du rêve de l'opposition », estime Charcane Abdoul Kader, un opposant « sérieux » de l'île de Ndzouani contre le régime Azali.
Pour le chargé de communication de l'UPDC, Ankidy Bourhane « le 26 mai, ce fût une date consensuelle mais le tour d'Anjouan c'est une autre histoire plus longue (....). Après Ngazidja c'est Ndzouani », dit-il. Pour certains, les arrestations de ces derniers jours ont affaibli le camp des adversaires du locataire de Beit Salam. Mais l'opposition promet de déloger Azali, malgré la peur et les arrestations, à en croire les défenseurs de la présidence tournante pour Anjouan en 2021 et Mohéli en 2026.
Nabil Jaffar
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