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des Comores

Said Larifou appelle le président à tenir ses engagements

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Said Larifou appelle le président à tenir ses engagements © : HZK-LGDC

Alors que 100 jours se sont écoulés depuis l'élection du président Azali Assoumani, Said Larifou, leader du parti RIDJA et candidat malheureux aux dernières élections présidentielles s'emporte contre le régime en place. Selon lui, le président se fait remarquer par des mesures contre productives économiquement, illégales et irréfléchies.


« Je pensais naïvement qu'avec son équipe, au demeurant jeune, il allait donner un message clair et fort de rupture avec les pesanteurs qui sont la cause des crises socio-économiques et institutionnelles qui maintiennent notre pays dans une situation de dépendance avec l'extérieur. Mais non ! Le président se renferme dans une théorie digne d’un régime qui se meurt : se faire nommer lors de son discours d'investiture Al Imam Azali au lieu de prononcer un discours de fondateur et une vision pour les Comores ».

C'est en ces termes que Said Larifou, leader du parti RIDJA et candidat malheureux aux dernières élections présidentielles qualifie le régime du président Azali Assoumani, à la tête du pays depuis une centaine de jours. A l'en croire, le régime actuel se fait remarquer par des mesures contre productives économiquement, illégales, irréfléchies, démagogiques et surtout contraires aux engagements pris par le candidat envers le peuple comorien, notamment les jeunes, creusant davantage le déficit de confiance déjà énorme entre la population et les politiques.

« En dehors des mesures sociales prises, il n'y a pas eu d'élan ou une vision susceptible de projeter notre pays sur de nouveaux horizons. Nous avons constaté et entendu plus de querelles et conflits entre les amis du président qui, au lieu de l'aider à définir le cap, se chipotent les places », poursuit-il. Pour le leader du parti RIDJA, le président de la République ne peut passer son temps à gratifier ceux qui l'ont soutenu et oublier les intérêts du plus grand nombre.

« L'augmentation des salaires des dirigeants, notamment les membres du gouvernement, les recrutements récents dans la plus grande opacité suivis des licenciements massifs et abusifs des jeunes cadres tous diplômés de l'Université des Comores est un mépris intolérable envers ces derniers qui ont de ce fait mon soutien ». Said Larifou appelle le président Azali à prendre les choses en main et à se conformer et tenir à ses engagements.

 

Mohamed Youssouf

 


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