La Gazette

des Comores

Suspension de plusieurs projets de l’ancien régime Fouad Mohadji brise le silence

  •  
  •   admin
Suspension de plusieurs projets de l’ancien régime Fouad Mohadji brise le silence © : HZK-LGDC

6 mois après l’investiture du nouveau régime, l’ancien vice président en charge de la santé vient de briser le silence. Dr Fouad Mohadji hausse le ton contre la décision du gouvernement Azali d’annuler plusieurs projets dont celui de la construction du pôle mère enfant, l’adduction d’eau à Mohéli et la construction de route N°2 d’Anjouan.


L’ancien vice président en charge de la santé du régime Ikililou est furieux. Dr Fouad Mohadji dit regret les actes entrepris par le régime en place (depuis le 26 mai dernier). Il a l’impression qu’il y a un « refus farouche à tout ce qui a été initié par l’ancien régime ». Un pouvoir dont lui-même en désaccord.

Dr Mohadji, un proche de l’ancien président Sambi, cette fois-ci le défend. « Je constate qu’il a un refus catégorique des actions du gouvernement d’Ikililou notamment dans le secteur de la santé », regrette-t-il, dans une interview exclusive qu’il a accordée à La Gazette des Comores / HZK-Presse.

L’ancien vice-président cite entre autres le projet d’adduction d’eau de la région de Djando (Mohéli) à hauteur de 6 Millions fc, la route N°II d’Anjouan reliant la région de Jimlimé ainsi que la construction du pole mère enfant au centre hospitalier national d’El-Maarouf (plus de d’un million d’euro). Le 14 novembre dernier, date à la quelle le gouvernement a suspendu le projet, était la date limite de remise des offres par les entreprises soumissionnaires.

Il insiste, qu’en dépit du contentieux (comme disait : Mitterrand) qui existe entre les Comores et la France, « la coopération française plus particulièrement au niveau de l’AFD, reste toujours au beau fixe sous tous les régimes qui se sont succédés dans ce pays », tient-il à rappeler, en ajoutant qu’il était convenu, il y a quelques années, que les axes de concentration  concernaient les secteurs sociaux, notamment l’eau et la santé ainsi que l’environnement, particulièrement le parc-marin de Mohéli.

Donc, rejeter ou sursoir un quelconque projet comme celui de Djando, ou la construction du pôle mère enfant à l’hôpital d’El-Marouf, c’est oublier le secteur social et particulièrement les besoins de la population comorienne. « C’est la population qui en sera directement victime », regrette-t-il, « à mois que la France soit considérée comme l’Iran », ironise Fouad Mohadji qui déplore au passage que l’actuel régime ait mis fin aux activités au croissant-rouge iranien.

Il déplore enfin la décision du gouvernement de fermer des écoles qui formaient des jeunes qui n’ont pas pu réussir leur Baccalauréat. Ce sont des écoles qui formaient « nos jeunes dans divers domaines professionnels notamment : électricité, informatique, plomberie, carrelages. Des compétences qui sont très sollicitées dans le pays, au moment où notre jeunesse a besoin de formations similaires», conclut-il.  

 

Ibnou M. Abdou

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)