En présence du chef de l’Etat, le président de l’assemblée nationale Abdou Ousseine, a ouvert, samedi après-midi, les travaux du séminaire parlementaire régional. L’objectif final est simple. Que le parlement comorien puisse tirer « un grand profit de l’expérience et l’expertise » des pays et îles conviés qui sont : le Togo, le Sénégal, l’île Maurice, Madagascar, Seychelles, l’Union interparlementaire et du parlement arabe.
Aussitôt rentré au pays, de retour de l’île de Maurice, le chef de l’Etat Azali Assoumani s’est rendu samedi après midi, au palais du peule pour prendre part à la cérémonie d’ouverture officielle du séminaire parlementaire régional placé sous le thème : « la pratique parlementaire au service de la bonne gouvernance : l’expérience des pays membres de la commission de l’Océan indien ».
Ce thème, d’après Madame de la présidente de l’assemblée nationale de la république de Maurice, témoigne de l’intérêt louable que l’assemblée de l’union des Comores porte à la pratique et du rôle de parlementaire à la promotion de la bonne gouvernance. « Cette démarche est étroitement liée au rôle de l’APCOI qui a été envisagé dès le départ comme un instrument de la coopération régionale en matière de bonne gouvernance », ajoute-t-elle, dans son message lu, lors de la cérémonie d’ouverture, par Teeluckdharry Kalidass, vice président de l’assemblée nationale mauricienne.
Pour lui, la promotion de la bonne gouvernance doit être pilotée plus d’une personne ou organisation. Il s’agit, selon lui, d’une démarche impliquant différentes parties prenantes et nécessitant une approche plurisectorielle. Les parlementaires en tant que représentants élus du peuple, ont une importante mission à assumer. « Ils sont la passerelle entre la population et les autorités », ajoute-t-il.
Quant au chef de l’Etat comorien qui, d’après-lui, n’a jamais, que ce soit avant-hier ou aujourd’hui, eu à gouverner avec un parlement au sein duquel, « je dispose d’une majorité parlementaire », mais « cela ne m’a jamais empêché de gouverner. Car j’ai toujours eu un profond respect à l’égard de cette institution et surtout à l’égard de son indépendance », essaye de pratiquer un dialogue fructueux et nécessaire, pour l’intérêt supérieur de l’Etat.
« En Union des Comores, le parlement doit aujourd’hui, faire face à des nouveaux défis avec l’ambition qui est la notre de faire des Comores un pays émergent à l’horizon 2030 », croit-il avant d’ajouter qu’il est nécessaire que dans l’accomplissement de sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, cette institutions soit renforcée et dotée de capacités accrues, notamment les outils d’évaluation permanente de politique publique, au sein du parlement. Et cela, selon lui toujours, implique également, la promotion d’une diplomatie parlementaire économique au service de la politique économique nationale.
Abdoullah A. Kareem, député qui parlait en langue arabe, au nom du président de l’assemblée du parlement arabe souhaite une bonne pratique conforme à toutes les résolutions prises à l’issue de ce séminaire. « Je vous assure que le parlement arabe va continuer de travailler main dans la main avec les Comores pour atteindre ces objectifs d’ici 2030 », tient-il à préciser.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.