L’Anamev est revenu sur leurs avancées majeures depuis 4 ans d’exercice. L’Agence assure selon elle la qualité des médicaments aux Comores dans les secteurs public et privé dans le respect des normes nationales et internationales. Et e elle compte relever le défi afin de protéger la population contre le trafic des médicaments illicites.
Devant la presse, l’Agence nationale des médicaments et d’évacuation sanitaire (ANAMEV) a fait le point sur ses différentes activités. Mise en place par le gouvernement en 2018, elle avait comme mission d’avoir un œil constant sur l’entrée des médicaments, le contrôle et délivrer des homologations. L’agence a en son sein différents départements qui travaillent d’arrache-pied pour relever les défis et surtout le contrôle des médicaments et leur utilisation grâce à l’implication des départements dont celui de la qualité, affaire réglementaire, pharmacovigilance, etc. Au côté de ces chefs de départements, le Dr Ahamada Said Fazul rassure avoir enregistré des avancées majeures surtout sur le contrôle des médicaments.
L’agence a réussi à réduire considérablement la vente des médicaments illicites sur les marchés. Désormais seuls les pharmaciens ont le droit d’importer des médicaments et de les vendre en pharmacie. En ce qui concerne les évacuations sanitaire, l’Anamev dit n’intervenir qu’au niveau administratif. « Nous avons des partenariats avec l’ile Maurice dont nous avons les références des hôpitaux et les renseignements requis. Malheureusement les gens vont là où ils veulent, voire même sans alerter », souligne-t-il.
Il a révélé que « lors d’une inspection sur le terrain, l’équipe a découvert certains médicaments mis en vente illégalement et qui constituent un grand danger public ». Notons que certains d’entre eux se sont révélés des contrefaçons, d’autres ne présentent aucun nom de laboratoire fabricant tel que le Viagra 5000, un produit aphrodisiaque utilisé aux Comores. Cela s’ajoute à d’autres comme l’Amicilline 500 mg, l’Ibucap, le phamactin, le MTmpicilin, diclofenac sodium.
Pour le contrôle de qualité, le Dr Mze Faoussourahamane explique qu’il y a trois contrôles dont physique, chimique et microbiologique. Malheureusement, l’agence n’a pas les équipements sophistiqués pour faire le contrôle approfondi notamment microbiologique. L’agence se contente du contrôle physique sur les médicaments. « Nous faisons le contrôle basique en attendant les équipements adéquats. Cependant, nous collaborons avec d’autres pays et d’autres partenaires comme la SADC afin de nous conformer et d’avoir les informations concernant les médicaments », avance-t-il.
Pour ce qui est des médicaments comme la morphine, et d’autres utilisés pour la lutte contre le cancer, l’Anamev rassure qu’ils sont disponibles dans le pays mais ils ne se vendent pas en pharmacie mais en milieu hospitalier. Quant au prix des médicaments, l’Anamev n’arrive pas encore à y exercer un contrôler, pour la seule raison que le coût des importations varie d’un pharmacien à un autre.
C’était enfin l’occasion pour la cheffe de la pharmacovigilance de faire un tour sur la Covid-19. Cette dernière rassure qu’elle s’est impliquée à la vaccination bien que la mission a été pilotée par la coordination. Selon elle, les effets indésirables relevés « Mapi », n’étaient pas alarmants. « Le problème seraitla prise en charge, des paramètres à prendre en compte à l’avenir », précise le Dr Wafak Zaidi.
Andjouza Abouheir
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