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des Comores

Climat et Santé publique : Traquer les polluants climatiques à courte durée de vie

Climat et Santé publique :  Traquer les polluants climatiques à courte durée de vie © : HZK-LGDC

Le pays veut lier climat et santé publique. Un atelier national s'est ouvert cette semaine à Moroni pour apprendre aux institutions à mesurer et réduire les polluants climatiques à courte durée de vie, ces polluants aux effets rapides, petits émetteurs mais très vulnérables.


C'est une pollution moins connue que le CO2, mais aux impacts immédiats. Ce 29 octobre à Moroni, la Direction générale de l'Environnement et des Forêts a réuni les administrations nationales pour un atelier de renforcement des capacités sur les polluants climatiques de courte durée de vie, avec l'accompagnement du PNUD et l'appui de la Climate and Clean Air Coalition. Ouvrant la rencontre, le Directeur général a rappelé la position de l'Union des Comores : un petit État insulaire en première ligne face au changement climatique, faible émetteur mais déterminé à agir de façon transparente. Le pays vient de soumettre sa CDN 3.0 et prépare son premier rapport biennal de transparence. Pour lui, l'action sur ces polluants est une voie pragmatique, déclarant : "Agir sur les polluants climatiques de courte durée de vie va dans ce sens. Cela nous permet d'obtenir des résultats rapides, pour le climat comme pour la qualité de vie de nos populations : une meilleure gestion des déchets, une énergie plus propre, une cuisson plus saine dans les foyers."

 

Ces polluants restent peu de temps dans l'atmosphère mais réchauffent fortement et dégradent la qualité de l'air. Ils naissent d'activités quotidiennes : cuisson au bois et au charbon, transports, décharges, brûlage de déchets et pratiques agricoles. Des sources où des solutions concrètes et peu coûteuses existent déjà. La représentante résidente adjointe du PNUD a insisté sur cet angle sanitaire. Elle a rappelé que derrière la question climatique se joue le bien-être dans les foyers comoriens, affirmant : "Aux Comores, cette problématique revêt une importance particulière. Dans de nombreux ménages, l'utilisation du bois et du charbon de bois pour la cuisson expose les familles, notamment les femmes et les enfants, à une pollution de l'air qui peut avoir des conséquences sur leur santé."

 

L'enjeu est désormais de transformer les engagements en actions mesurables. Les travaux engagés doivent aboutir d'ici fin 2026 à un Plan d'action national sur ces polluants. Un outil pour hiérarchiser les priorités, chiffrer les co-bénéfices et orienter les interventions vers des foyers améliorés, une meilleure gestion des déchets et une énergie plus propre. Pour cela, les organisateurs misent sur la coordination interinstitutionnelle. Les données sont aujourd'hui partagées entre plusieurs services. L'atelier vise à renforcer les compétences techniques et à créer un circuit durable d'échange d'informations pour produire des données fiables et suivies dans le temps. Ceci dans le but d’aussi protéger la santé des familles et bâtir un environnement plus sain au bénéfice des populations.

 

Hamdi Abdillahi Rahilie

 

 


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