La Gazette

des Comores

Coronavirus : Azali sur le terrain

Coronavirus : Azali sur le terrain © : HZK-LGDC

Le président de la république a effectué une visite à Samba Kouni et à l'usine d'Ocopharma dimanche dernier pour voir les dispositions prises par les personnels de la santé pour le plan de riposte contre le coronavirus. L’occasion d’apprendre qu’il y a 20 lits d’hospitalisation réservés aux malades à risques et 3 autres lits de réanimation pour les cas critiques.


Après la visite à Anjouan et à Mohéli, le chef de l'État a effectué une visite dimanche dernier à l’hôpital de Samba à quelques encablures à l’est de la capitale afin de voir les dispositions qui ont été prises par les personnels de la santé pour le plan de riposte contre le covid-19. C’est ce centre hospitalier qui est choisi pour faire office de centre d'isolement des personnes contaminées par le coronavirus au niveau de la Grande-comore.

C’est ainsi que 20 lits sont prévus pour l'hospitalisation des personnes à risque tandis que 3 autres lits de réanimation sont destinés aux cas critique de cette épidémie qui n’est pas encore officiellement signalée au pays. En présence du ministre de l'intérieur, de membres de son gouvernement, après avoir expliqué que le but était de prévenir et de renforcer la sécurité sanitaire, Azali a fait une mention spéciale à la ministre de la santé et ses techniciens pour leur gestion de cette crise. Et de les rassurer qu’« ensemble nous ferons face à cette pandémie ».

Notons que le pays dispose de pas mal d'équipements dont le don du milliardaire chinois Jack Ma composé de 20 000 masques et 20 000 kits de test, sans compter les 5 millions de dollars de la Banque mondiale, les 126 millions de nos francs de la Commission de l’océan indien… « Le peu de moyens que nous avons, sera utilisé à bon escient », poursuit le chef de l’État.

Parallèlement, il tente de rassurer l’opinion que les mesures qui ont été prises sont pour le bien de tout le monde. « Aucun cas n'est enregistré. Nous faisons tout pour faire barrage. L'heure est à l’action, le personnel de la santé a besoin d'accompagnement. Nous tous, devons être derrière eux pour faire face à l'ennemi invisible qui ne demande pas de visa », devait-il insister non sans reprendre son homologue français pour qui le coronavirus « n’a pas de passeport ».

Après avoir suspendu les prières dans les mosquées pour limiter drastiquement les rassemblements, le chef de l’État rappelle qu’il ne sera nul besoin de rappeler une à une les activités prohibées en ces temps où la prévention est de mise. Il s’adresse par exemple aux hommes qui, chaque après-midi, se ruent dans les places publiques pour des activités ludique jusqu’au crépuscule.

Après la visite de Samba, le chef de l’État s'est rendu à l'Ocopharma pour voir de visu les équipements dont le pays dispose, à savoir gels hydro-alcooliques, masques et autres. Techniquement, avant l’épidémie, l’Ocopharma se chargeait de l'approvisionnement quotidien des pharmacies, mais avec l'épidémie le stock a montré ses limites devant une demande croissante. Le stock de masques par exemple est passé de 20 000 à 6000 pièces, le personnel soignant étant de plus en plus prudent face à la menace. C’est ainsi qu’une livraison de 300.000 masques est attendue le 31 avril. Le directeur d'Ocopharma rassure, avec une production de 200 à 300 litres de gel hydro-alcoolique par jour.

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.