La Gazette

des Comores

Coronavirus : Le pays est-il financièrement prêt ?

Coronavirus : Le pays est-il financièrement prêt ? © : HZK-LGDC

Le ministère de la santé et les partenaires avaient estimé début février à près d’un milliard de nos francs, soit 959.013.200Fc, le budget pour la préparation et la lutte contre la pandémie de coronavirus. Avec l’enveloppe de la Banque mondiale qui s’élève à 5 millions de dollars, soit un peu plus de 2 milliards de nos francs, les Comores ont suffisamment les moyens financiers pour faire face à cette crise sanitaire.


 

Pour son plan de préparation et de riposte à la pandémie d'infection de coronavirus, le pays avait besoin d’un milliard. Bien lui en a pris, il en a trouvé plus que le double. Hier jeudi, la banque mondiale par la voix de son représentant aux Comores, Rasit Pertev, a annoncé l’octroi de 5 millions de dollars, soit un peu plus de 2 milliards de francs comoriens, par l’institution financière internationale.

 

Cette enveloppe est le fruit d’une requête de la partie comorienne pour se préparer dans l’éventualité de ce qui est devenue une crise sanitaire mondiale. Avec le chef de l’État qui l’avait reçu hier jeudi à Beit-Salam, le représentant de la Banque mondiale a discuté sur la manière dont ils vont procéder pour ce fonds. Ces 2 milliards Kmf (et un peu plus), viennent se rajouter les aux 126 millions de nos francs octroyés par la Commission de l’océan indien dans le même cadre.

 

Avec 959.013.200Fc de budget de guerre initialement prévu, 87% de ces fonds devraient couvrir la période d’avant épidémie, contre 7% pendant l’épidémie et 5% après l’épidémie. Mais comme les participations dépassent largement les attentes notamment par l’enveloppe de la Banque mondiale, quelques ajustements devraient être nécessaires à l’utilisation de ces fonds. Si l’on n’a pas encore davantage d’informations à ce sujet, l’enveloppe de la COI est quant à elle repartie en différents volets.

 

En effet, 95.000 euros  sont prévus pour la construction d'un centre d'isolement, 50.000 euros pour une ambulance de surveillance aux frontières et qui sera livrée courant du mois d’avril, 35000 euros pour une caméra thermique qui sera livrée et installée fin mars, 14.000 pour l’achat d'équipements du centre d’isolement, 11.000 euros pour deux ateliers de renforcement des compétences, 7500 euros  pour l'achat d'équipement  pour la mise à niveau immédiate au cas où l'expert détecte des points critiques par rapport au risque d'infection nosocomiale… et ainsi de suite. Si les autorités font preuve de plus de rigueur et moins d’improvisation, avec ces moyens financiers l’on pourrait peut-être éviter le pire.

 

Andjouza Abouheir

 


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