La Gazette

des Comores

Mpox aux Comores : La souche clade Ib identifiée

Mpox aux Comores :  La souche clade Ib identifiée © : HZK-LGDC

Le ministère de la santé et de la protection sociale a publié son premier rapport de situation sur la mpox, faisant état de sept cas confirmés à la date du 28 janvier 2026. Ces cas sont répartis entre Ngazidja et Ndzuani, avec une concentration plus importante en Grande Comore et un seul foyer signalé à Anjouan. Aucun cas n’a pour l’instant été enregistré à Mohéli.


Selon les données du rapport consulté par La Gazette des Comores, douze cas suspects ont été testés, dont 58,3% se sont révélés positifs. Au total, 61 personnes ayant été en contact avec les patients sont actuellement suivies par les équipes sanitaires, tandis que 2 884 passagers ont été contrôlés aux différents points d’entrée du pays. Sur les sept cas confirmés, quatre patients sont déjà déclarés guéris, deux sont toujours hospitalisés et aucun décès n’a été rapporté. Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance et rappellent l’importance du respect des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains à l’eau et au savon et l’évitement des contacts rapprochés avec toute personne présentant des symptômes évocateurs de la variole simienne.

 

D’après le rapport du ministère publié le 30 janvier 2026, les équipes de santé sont pleinement mobilisées. Des dispositifs renforcés de surveillance et de contrôle ont été mis en place dans les ports et les aéroports. Le Laboratoire national de santé publique est opérationnel et a confirmé que la souche en circulation dans le pays correspond au clade Ib. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation sont menées afin d’informer la population sur les risques liés à la maladie et les comportements à adopter. Les actions de riposte comprennent la surveillance aux frontières, la confirmation des cas par PCR, la prise en charge médicale, le suivi des contacts ainsi que la désinfection des foyers et des sites de traitement. Les autorités travaillent en étroite collaboration avec les partenaires techniques et financiers, tandis que la question de la vaccination est actuellement à l’étude, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Bien que la situation soit jugée stable, les professionnels de santé insistent sur la nécessité de consulter rapidement un centre de santé en cas d’éruption cutanée, de forte fièvre ou de symptômes inhabituels, afin d’éviter toute complication. Le respect strict des mesures préventives demeure essentiel pour freiner la propagation du virus. Un incident préoccupant est d’ailleurs survenu récemment à Anjouan : un patient confirmé, hospitalisé à l’hôpital de Bambao Mtsanga, a quitté sans autorisation le centre de prise en charge. Cet acte a suscité de vives inquiétudes quant au risque de transmission. Grâce à l’intervention rapide de la gendarmerie et de la Direction régionale de la santé (DRSA), le patient a été retrouvé le jour même et réadmis après plusieurs heures de recherches.

 

Depuis vendredi dernier, les autorités procèdent à l’identification et au suivi des personnes ayant été en contact avec ce patient, ainsi qu’à l’évaluation des lieux qu’il a fréquentés. Cette opération de traçage est considérée comme une étape clé pour renforcer les mesures de contrôle et limiter tout risque de propagation. Il est important de rappeler que les gestes barrières restent la meilleure protection contre la mpox : se laver fréquemment les mains et éviter les contacts étroits avec des personnes symptomatiques. Ces gestes simples peuvent faire la différence, en particulier pour les personnes les plus vulnérables, comme les enfants et les personnes immunodéprimées.

 

« Se rendre rapidement dans un centre de santé est crucial pour prévenir les complications. Le personnel soignant est mobilisé pour offrir les meilleurs soins possibles. Une prise en charge précoce réduit les risques et favorise une guérison efficace », a souligné le Dr Faouzouz Ben Aboubacar, médecin épidémiologiste. En cas de doute ou de symptômes évocateurs, il est recommandé de se rendre sans délai au centre de santé le plus proche ou de contacter le numéro vert 1717, disponible gratuitement dans les trois îles, pour bénéficier de conseils et d’orientations médicales dans ce contexte de riposte contre la mpox.

 

Hamdi Abdillahi Rahilie

 


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