Consultations, soins, partage et joie, tout était au rendez-vous pour ensoleiller cette journée dédiée aux enfants trisomiques, dimanche dernier. Pour cette journée qui marque le début de l’histoire, l’association trisomie 21 Comores sollicite un appui du gouvernement pour une meilleure prise en charge des enfants.
L'Association Trisomie 21 Comores en collaboration avec l'hôpital El-Maarouf a organisé dimanche 13 février dernier la première caravane médicale au CHN El-Maarouf. Au total 56 enfants dont une majeure partie sont âgés de moins de 15 ans ont bénéficié de ces soins gratuits. Cette activité qui a mobilisé le personnel médical, a vu la présence de la première magistrate de l'île de Ngazidja et du directeur du CHN El-Maarouf. Sur le terrain, la gouverneur de l'île de Ngazidja Sitti Farouata Mhoudine a salué cette belle initiative. « Cette journée est très importante pour ces enfants. Ils ont besoin des soins appropriés. Certes le pays n'a pas les ressources adéquates mais les efforts sont là. Et j'appelle les âmes charitables à apporter leur contribution à cette associations pour subvenir aux besoins de ces enfants », lance-t-elle dans la foulée.
De son côté, le directeur du CHN El-Maarouf, Nicolas M’madi, a précisé que la visite de la gouverneure est un soutien pour ces familles. « Nous espérons élargir ces caravanes dans les autres iles. Dans la durée, nous souhaitons qu'il y ait un meilleur suivi médical, un accès aux soins pour faciliter la vie de ces enfants. Aujourd'hui, l’enjeu c'est de rendre accessible les soins à ces enfants », précise-t-il.
Animée de bonne foi, la présidente de l'association Trisomie 21 Comores, docteur Nassuria Mohamed Cheikh Yahya, mère d'un enfant trisomique a fait part des difficultés auxquelles fait face l'association, notamment le manque d'un siège pour accueillir ces enfants et ces mères dans le besoin. Et elle sollicite l’appui du gouvernement pour mieux accompagner ces enfants. « Depuis 2020 que nous travaillons au bien être de ces enfants, nous rencontrons des difficultés surtout le manque d’un espace d’accueil. Aujourd’hui, nous sollicitons leur appui, car chaque enfant mérite des soins et un bien être. Donc ces enfants doivent jouir de leur droit également », appelle-t-elle.
Andjouza Abouheir
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