La Gazette

des Comores

Une santé sexuelle satisfaisante pour le bien être de la femme

Une santé sexuelle satisfaisante pour le bien être de la femme © : HZK-LGDC

Pour une meilleure santé sexuelle, reproductive et état de bien-être de la femme, avoir les informations nécessaires sur les méthodes les plus sûres pour se préserver et se protéger est une nécessité. L’association des sages-femmes a pris son bâton de pèlerin pour sensibiliser les femmes à une santé sexuelle satisfaisante.


Les droits de la femme, c’est aussi un combat du bien-être et des soins de qualité. L’association des sages-femmes a profité du 08 mars dernier pour parler de la sexualité et de planification. « Fini les tabous, nous devons parler de la sexualité et des protections », tels sont les mots de ces femmes en blouses blanches. Rencontrées au stade omnisport de Malouzini, Hadjira Isamel, Tadjiri Biniti Moina-Anrafa et Asnouna Saoudjay parlent d’une journée de sensibilisation pour la santé productive de la femme. À leur possession, des préservatifs, des stérilets, des implants, des pilules contraceptives pour mieux briser les barrières et les tabous qui entourent des questions dans nos sociétés. « Cette approche nous permettent de leur montrer les effets d’une grossesse non-désirée qui peuvent aujourd’hui conduire à des avortements », lancent-elles dans la foulée.

Tous les âges confondus ont été sensibilisés sur ces méthodes contraceptives. Chaque personne doit être informée sur les méthodes les plus sûres, efficaces, abordables et acceptables de son choix. « Nous ne sommes pas des médecins mais notre travail en tant que  sage-femme est de leur montrer la voie, les écouter afin de les conduire vers les centres concernés pour une meilleur planification et un bien être de santé sexuelle », expliquent-elles.

Aux Comores, parler de sexe est encore un sujet tabou. Et afin de prévenir les dangers des avortements et des maladies sexuellement transmissibles, la sensibilisation est une nécessité. « Parlons de sexe, de la reproduction et de la planification, il est temps de franchir un autre cap celui d’une éducation pour une meilleure prise en charge de la femme », soulignent ces sages-femmes avant d’ajouter qu’au-delà de la sexualité, il y a le suivi. « Chaque grossesse doit être suivie avec les conditions requises du prénatal. La femme doit être assistée et les accouchements doivent se faire à l’hôpital et non à domicile ».

Andjouza Abouheir

 


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